Janvier 13, 2021
Par ZAD Du Carnet
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En direct de la Zad du Carnet, Ne m’expulse pas de Yach Braille sur l’air de Ne me quitte pas ; Emmenez-moi en tĂȘte de cortĂšge de Schlagnavour sur l’air de Emmenez moi ; La manif qui redĂ©marre sur l’air de la Chenille ! BientĂŽt les audios ?

Ne m’expulse pas

Ne m’expulse pas, faut pas oublier
Les potes embarquĂ©.e.s, qui s’enfuient dĂ©jĂ ,
Vers la liberté, loin des gardes à vue,
Loin du temps perdu. Faut pas pardonner
Les bonnimenteurs qui endorment toujours
La pauvre basse-cour, en lui faisant peur.
Ne m’expulse pas, ne m’expulse pas,
Ne m’expulse pas, ne m’expulse pas.

Moi je caillaisserai tes fourgons blindés,
avec des pavés, lourds de mes révoltes.
J’dĂ©fendrai la terre, jusqu’aprĂšs ma mort,
J’écrirai encore des chants libertaires.
Et sans se soumettre, on f’ra un endroit,
Pour vivre sans loi, sans dieu et sans maĂźtre.
Ne m’expulse pas, ne m’expulse pas,
Ne m’expulse pas, ne m’expulse pas.

Ne m’expulse pas, ouvre bien tes yeux,
Sous ton armure bleue, qu’est-ce que tu fous là,
ArmĂ© jusqu’aux ch’veux, Ă  leur obĂ©ir,
À nous matraquer, et Ă  tout dĂ©tuire ?
Reprends tes grenades, allez casse-toi,
Sur ma baricade, j’ai pas peur de toi.
Ne m’expulse pas, ne m’expulse pas,
Ne m’expulse pas, ne m’expulse pas.

On a vu souvent rejaillir le feu,
Avec seulement un molo ou deux.
Il est paraßt-il, des ZADs expulsées
Qu’on r’vient occuper sans ĂȘtre docile.
Et dans nos espoirs et dans nos combats,
Le rouge et le noir ne s’épousent-ils pas ?
Ne m’expulse pas, ne m’expulse pas,
Ne m’expulse pas, ne m’expulse pas.

Ne m’expulse pas, Je n’veux plus pleurer
Devant ton armée et tous ses soldats.
J’ai trop regardĂ© vos mĂ©chants sourires,
J’ai trop Ă©coutĂ© vos sirĂšnes rugir.
Que tu l’veuilles ou pas, je serai ton ombre
Qui te poursuivrai jusque dans ta tombe.
Ne m’expulse pas, ne m’expulse pas,
Ne m’expulse pas, ne m’expulse pas.

Emmenez-moi

1er couplet

Dans les champs, oĂč la fatigue et le poids
nous courbent le dos.
Dans les quartiers oĂč les armes et les lois
nous font nous tenir Ă  carreau.
Dans les usines et les boĂźtes
oĂč toujours les tyrans
nous usent et nous exploitent
tout en nous menaçant
du chĂŽmage.
Et quand nous sommes sans travail
et que nous chapardons
qu’on nous traite de canaille
et que nous finissons
dans une cage.

Dans les Ă©coles et les hĂŽpitaux,
oĂč nous sommes prĂ©caires.
Nous sommes toustes dans le mĂȘme bateau,
dans la mĂȘme galĂšre !

Refrain

Emmenez-moi en tĂȘte de cortĂšge,
lĂ  oĂč les pavĂ©s tombent comme de la neige.
Il me semble que la misĂšre
demande qu’on exprime sa colùre !
Emmenez-moi en tĂȘte de cortĂšge,
lĂ  oĂč les parapluies noirs nous protĂšgent.
Il me semble que l’injustice
demande d’affronter la police !

2Ăšme couplet

Dans les bars, au fond de la salle,
avec les copaines.
Quand on parle de notre idéal,
De nos joies de nos peines.
J’imagine un monde nouveau
affranchi des patrons
qui se servent sur le dos
des plus faibles maillons
du systĂšme.
Un monde oĂč les propriĂ©taires
se feraient dégager
oĂč les soeurs et les frĂšres
pourraient donc se loger
sans problĂšme.

Puis les bars ferment et alors je me dis
que tout n’est pas perdu,
mais que pour vivre cette utopie,
il faut sortir dans la rue !

Refrain

3Ăšme couplet

Un beau jour sur un bateau pirate,
Hissant l’pavillon noir,
J’partirai dans la nuit Ă©carlate
OĂč tremperont nos espoirs.

Affrontant souvent des tempĂȘtes,
ÉcrasĂ©es par le vent,
Nous relĂšverons la tĂȘte
Face aux chefs dominant
À voix haute.
Toujours prĂȘtes Ă  nous mutiner
Pour que sur le navire
Nous puissions exister,
Vivre libre et mourir
CĂŽte-Ă -cĂŽtes.

Comme faisaient les anciens Ă©quipages
Qui parcouraient les mers.
Nous répandrons dans notre sillage
Nos idées libertaires.

Refrain

La manif’ qui redĂ©marre (sur l’air de la chenille)

I – Un syndicat qui s’tient sage

Prend ton drapeau d’la CGT,
Va à la manif déclarée.
Rejoins tes frĂšres et tes soeurs,
Mais la manif’ s’ra pas à l’heure.

Derriùre le camion d’la sono,
On Ă©coute du Manu Chao,
Et on se dit qu’on lñche rien,
SĂ»r qu’avec ça on ira loin !

Les mĂ©dias disent qu’on est 1100.
En vrai on est 5500.
On nous a r’tirĂ© tous nos droits,
Mais en discutant ça ira.

Gazage devant la préfecture,
Il faudrait pas trop que ça dure.
Pendant qu’les casseurs lances des pierres,
Nous on ira boire quelques biĂšres.

II – Black Plouc (punk)

Une fois les syndicats partis
Peuvent commencer les chamailleries,
Prends ton marteau ton k-way noir,
C’est la manif’ qui redĂ©marre.

DĂšs la premiĂšre sommation,
On fait le plein de munitions :
Toutes les poubelles de verre y passent,
Toutes les barriĂšres toutes les caillasses.

Il faut sortir de la matrice.
Lance un bon gros feu d’artifice !
Y a des slogans dans tous les sens,
Un coup ça crie, un coup ça lance.

Ils ont jeté des lacrymos
Tiens ton binĂŽme par le dos.
DĂ©gaine vite ton parapluie,
Et une bonne dose de sérum-phy.

La BAC de Rennes est de sortie,
J’espùre que t’as des garanties.
Allez vas-t’en dĂ©pĂȘche toi,
Ils t’ont dĂ©jĂ  pointĂ© du doigt.

III – Chat et souris (bossa)

T’es partie dans les petites rues,
T’en profites pour changer de tenue.
T’évites la nasse de justesse,
Franchement c’est une jolie prouesse.

Mais y a la CDI qu’arrive
Matraques prĂȘtes, camĂ©ras actives.
Un pote va se faire embarquer,
Pas l’choix il faut y retourner.

IV – MĂ©ta Cagoule (jazz-punk)

Prends ton drakkar et ta lance,
C’est la manif’ qui recommence.
Gandalf arrive en soutien,
Il porte un bonnet péruvien.

200 ninjas crachent du feu
Pour briser la ligne de baqueux,
300 sorciùres super vener’
Chassent les GMs le poing en l’air.

Mickeal nous fait un p’tit moonwalk,
Et les ewoks dansent un bal folk.
Ça permet de faire diversion
Pour la prochaine apparition.

Hey c’est Zidane qui s’élance !
Coup d’boule dans le drapeau d’la France !
Les journalistes d’lundi matin
Filment la scùne en maillot d’bain.

De la Loire sortent par millier
Des canards et des oreillers.
MĂ©ga-bataille de polochon,
Pour finir d’rĂ©gler la question ! Et fĂȘter la rĂ©volution !




Source: Zadducarnet.org