Chaque jour dans les tribunaux, les juges envoient des personnes en prison, en centre de rétention, en hôpital psychiatrique ou les mettent sous contrôle à l’extérieur par différents moyens (par exemple avec le bracelet électronique). Chaque jour, l’État utilise ces outils de répression et de punition pour perpétuer les dominations, notamment contre celles et ceux qui n’ont pas les bons papiers, pas de thunes ou se révoltent contre leur situation.

À travers ces lignes, on a envie de relayer les actes d’insoumissions à l’intérieur des taules. Tout y est fait pour mater les velléités de révolte et de solidarité, comme à la prison de la Santé qui vient d’être rénovée. Mais dès sa réouverture, cela n’a pas empêché qu’un prisonnier monte sur le toit pour échapper à son expulsion prévue à sa sortie. Car la prison est aussi souvent suivie d’un passage en CRA voire d’une expulsion pour les personnes qui n’ont pas les papiers que l’État exige.

Enfermer plus et sous plus haute sécurité, c’est ce que cherchent à faire de nombreux États à travers le monde, et partout des prisonnièr.e.s se révoltent. Alors on profite de ce numéro pour parler d’une mutinerie qui a eu lieu au Tchad et qui a permis à des dizaines de détenus de s’échapper. Des évasions il y en a régulièrement, et si souvent les prisonniers se font rattraper, celui qui s’est évadé à Nantes récemment est toujours en liberté !


Nouveau lancer de YOYO !

Pour mieux continuer à mater les révoltes, l’État a prévu de construire un centre de formation continue pour maton.ne.s, à côté de la prison de Fleury-Mérogis. On en parle dans yoyo car on veut se donner des outils pour lutter contre la prison depuis l’extérieur. Se solidariser avec des prisonnièr.e.s est envisageable de pleins de manières différentes, comme cette belle action qui a eu lieu à Nancy en septembre dernier !

Bonne lecture, n’hésitez pas à nous faire des retours et partager des envies !


Article publié le 15 Déc 2019 sur Paris-luttes.info