Juin 15, 2020
Par Union Syndicale Solidaires
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N ous avons, chacune et chacun, sĂ©journĂ© dans un hĂŽpital, pour quelques heures, pour quelques jours, voire plus longtemps…

Nous avons vu ces derniĂšres annĂ©es, bien avant la survenue du Covid­19, La professionnalitĂ© empĂȘchĂ©e dont le personnel soignant est victime ; l’organisation par le tableur Excel de la structure hospitaliĂšre a empĂȘchĂ© de faire du bon travail ;

­Telle infirmiĂšre qui ne peut aller jusqu’au boutdes gestes qu’elle devrait faire, qu’elle souhaiterait faire, car la « gestion Â» pousse Ă  faire plus vite ;

­ Les paroles, les phrases Ă©changĂ©es « Ă  l’économie Â», car il y a beaucoup Ă  faire, beaucoup de patients, et pas assez de personnel. Plus assez de temps, donc, pour simplement, parler, dire tout ce qu’on devraitdire, voir tout ce qu’il y a Ă  voir ;

­ Tel mĂ©decin, toujours de bonne humeur, et legestionnaire lui demandant des comptes, comme si la santĂ© se pesait sur une balance commerciale ;

­ Tel patient, attendant depuis six heures, aux urgences, grimaçant de douleur, qu’on dĂ©bloque sa vessie et ses reins gonflĂ©sd’urine ;Etc…

Les exemples n’en finissent plus, ET NOUS SOMMES INDIGNÉS, FACE À UNE TELLE DÉSORGANISATION DE LA SOCIÉTÉ !!!

NOUS SAVONS CE QUI POUSSE À UN TEL DÉMEMBREMENT :

Ce n’est pas l’ARS, ou le Gouvernement, les hauts-fonctionnaires, les dĂ©putĂ©s, les sĂ©nateurs, CE SONT LES PENSEURS, CEUX-LÀ MÊME QUE MACRON, LEUR SERVITEUR, EST ALLÉ CHERCHER : CES ÉCONOMISTES DESTRUCTEURS DE LA VIE, CEUX QUI GRENOUILLENT DANS CERTAINES FONDATIONS, DANS CERTAINS CABINETS INTERNATIONAUX.

Le dĂ©bat ne doit pas ĂȘtre Ă©cartelĂ© entre Science d’une part et Politique de l’autre. Le dĂ©bat doit poser le rĂŽle de la science au sein d’une organisation politique vraiment dĂ©mocratique. La science doit travailler pour rĂ©pondre Ă  la demande sociale, et non aux orientations des structures financiĂšres.

NOUS DÉFENDONS ICI, LE DROIT À ÊTRE SOIGNÉ CORRECTEMENT, À LA HAUTEUR DES CONNAISSANCES MÉDICALES RECONNUES, QUI ONT FAIT LEURS PREUVES.

NOUS DÉFENDONS ICI, LE DROIT DES SOIGNANT.E.S À TRAVAILLER BIEN, SELON LEUR CONSCIENCE, SELON LEURS VALEURS NON MARCHANDES, ET PAS POUR « TENIR Â» UN BUDGET !!!

LA PENSÉE COMPTABLE DOIT ÊTRE JETÉE HORS DES SERVICES DE SOIN, DES SERVICES PUBLICS.

Nous ne dĂ©nonçons pas seulement la LOLF (loi organique des lois de finances) de Jospin et de Fillon, la RGPP (rĂ©vision gĂ©nĂ©rale des politiques publiques) de Sarkozy, la MAP (modernisation de l’action publique) de Hollande,


 mais toute la « NOUVELLE GESTION PUBLIQUE1 Â» française, liĂ©e au MÉCANISME EUROPÉEN DE STABILITÉ, qui anime les mauvais serviteur d’un ÉTAT qui devrait ĂȘtre au service du peuple, et non de la finance internationale.

LES CONDITIONS DE TRAVAIL, LA QUALITÉ DU TRAVAIL, L’ESPÉRANCE DE VIE EN BONNE SANTÉ NE DOIVENT PLUS DÉPENDRE DES DÉCISIONS DE CES GENS LÀ.

SI NOUS AVONS ÉTÉ CAPABLE DE CONSTRUIRE UNE VRAIE SÉCURITÉ SOCIALE PAR LE PASSÉ, LE CHANTIER DOIT ÊTRE AUJOURD’HUI REVU SELON NOS PROPRES ASPIRATIONS.

Si ces propos vous touchent, si vous souhaitez en discuter plus longuement ou simplement dire votre accord ou dĂ©saccord, vous pouvez appelerce numĂ©ro : 06 67 28 81 28




Source: Solidaires.org