217_1275594751-medium

Nous, travailleur·euse·s précaires de l’éducation !

Nous, AED, AESH, profs contractuel·le·s.

Nous, sous-payé·e·s, corvéables à merci, méprisé·e·s de la hiérarchie et parfois des collègues titulaires.

Nous qui sommes chaque jour au contact des élèves et dont le travail n’est jamais reconnu.

Nous qui subissons chaque année le chantage à la reconduction de nos contrats, qui parfois n’osons pas faire grève, nous opposer à notre hiérarchie, être malades.

Nous à qui on demande d’être des professionnel·le·s compétent·e·s et immédiatement opérationnel·le·s, mais à qui on ne donne pratiquement aucune formation (trois jours de formation pour les contractuel·le·s dans les premières années : c’est censé être systématique mais ça ne l’est même pas).

Nous qui sommes soit-disant dans des emplois-tremplins mais dont aucune compétence n’est ensuite validée sur le marché du travail.

Nous dont l’employeur, l’État, bafoue sans cesse le code du travail, sans jamais être condamné (renouvellement sans fin de CDD, pas de prime de précarité, …).

Nous qui servons d’armée de réserve et de variable d’ajustement pour pallier les insuffisances de notre employeur.

Nous à qui on fait parfois miroiter l’eldorado d’un CDI, mais sans jamais nous fournir les conditions suffisantes pour l’obtenir.

Nous qui la plupart du temps sommes isolé·e·s sur nos lieux de travail, qui peinons à créer des solidarités.

Ne restons pas seul·e·s face à ces conditions de travail déplorable !

Organisons-nous, syndiquons-nous !
• Pour des salaires décents.
• Pour la fin des temps partiels imposés.
• Pour une réelle information sur nos droits.
• Pour un vrai droit à la formation.
• Pour le droit à la prime de précarité pour tous les CDD.
• Pour le droit aux primes REP et REP+ pour les AED et les AESH.
• Pour la titularisation de tou·te·s les précaires.
• Pour que la fin de l’année 2020 soit comptée comme ouvrée pour tous les précaires, afin d’assurer la continuité des contrats en vue de l’obtention d’un CDI.


Article publié le 01 Sep 2020 sur Nantes.indymedia.org