Un article d’Agitacion inmanente [1] écrit le 21 octobre et traduit par le site Agitation autonome reprend à la fois les raisons du soulévement, sa chronologie et pointe des éléments stratégiques pour sa continuité.




“Nous qui avons été dépouillé.es de tout et qui survivons comme nous pouvons, endetté.es, avec des fins de mois difficiles, nous avons affirmé en pratique que nous n’avons pas de quoi monnayer l’accès à la satisfaction de nos besoins. La reproduction de la survie quotidienne marchandisée [au Chili, l’accès aux transports, à l’éducation et à la santé est privatisé, ndlr], dans ce mode de vie que l’on nous impose, est subordonnée en permanence à l’accumulation de capital pour la bourgeoisie, aux dépens du travail salarié et de la vie de misère que nous devons subir jour après jour. Nous n’avons rien fait d’autre qu’exproprier ce qui nous appartient et nous a volé toute notre vie, et cela ils ne peuvent pas le supporter. En définitive, la révolte généralisée signifie que nous revendiquons notre humanité et refusons d’être des marchandises.”

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Le site ACTA publie un entretien de leur “correspondant” chilien qui lui aussi apporte des éléments intéressant sur le déroulé et les raisons du soulèvement. Il évoque nottament la composition du mouvement. Il apporte aussi un élément important sur la relation à la peur hérité de l’histoire chilienne et de la dictature.

“Certaines vieilles personnes le disent clairement : ils remercient les jeunes pour leur révolte, et pour l’absence de peur qu’ils manifestent face à un système post-dictatorial qui a paralysé la génération précédente. C’est cette peur que les jeunes ont perdue qui est visée dans l’usage des forces armées actuellement.”

Cela éclaire aussi le cycle de révoltes auquelles nous assistions de part le monde. Si les raisons sont extrèment diverses la question de l’affrontement et la volonté de ne pas limiter les demandes dans les limites du possible (d’où l’affrontement) caractérise une nouvelle situation. Il y a quelque chose comme un vent d’espérance qui souffle… non ?

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Source: Iaata.info