Novembre 10, 2020
Par CNT
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Renault Choisy (Val-de-Marne) – Chapelle Darblay Grand Couronne (Seine-Maritime) : Même combat !

Renault à Choisy-le-Roi est champion de l’économie circulaire depuis de nombreuses années ; 30 000 moteurs par an, 40 000 boîtes de vitesse passent entre les mains des 260 ouvriers de Choisy pour éviter le gaspillage en remettant dans le circuit des moteurs et des pièces d’occasion comme neuves. Renault après avoir signer au mois de mai 2020 un texte commun à toutes les entreprises automobiles européennes prônant le développement de l’économie circulaire souhaite fermer Choisy sa vitrine environnementale pour les moteurs thermiques et rouvrir à Flins un autre atelier du même type. Paradoxale conception du développement.

Chapelle Darblay à Grand-Couronne est champion du recyclage de papiers depuis de nombreuses années et fait aussi de l’économie circulaire. La Chapelle Darblay recycle du papier destiné aux imprimeurs, cela représente 25 % de sa production. N’ayant gagné « que » 16 millions d’euros en 2019 le groupe finlandais propriétaire du site fermera définitivement l’usine en 2021 et a déjà licencié 200 ouvriers. Du coup les imprimeurs de France devront s’approvisionner à l’extérieur de nos frontières. Mais la lutte n’est pas finie !

La COP 21, les discours écologiques, environnementaux, le réchauffement climatique, la chasse au gaspi etc., etc., du blabla..

Deux usines exemplaires pour l’époque actuelle, mais les capitalistes s’en foutent. Les dividendes ne sont pas suffisamment au RDV, alors l’environnement, l’écologie ça sera… quand ça sera rentable pour les actionnaires ! Et si c’est rentable pour les actionnaires, c’est qu’il y a des ouvriers qui trinquent comme dans toutes les industries.

Le gouvernement met dans les tuyaux des dizaines de milliards pour la relance…la relance du système capitaliste avant tout et bien sûr tel qu’il a toujours été. Il ne faudrait pas que les actionnaires se trouvent à la peine. Écologie et capitalisme ne font pas bon ménage. Ça peut le faire si le « business » est rentable. Voir Suez et Veolia entre autres.

Le syndicalisme, dans tous les cas le nôtre, le syndicalisme révolutionnaire n’est pas absent de ces questions. Car si nous défendons les salariés moralement et matériellement, nous envisageons aussi l’appropriation collective des moyens de production et de distribution afin qu’ils correspondent aux besoins de toutes et non pas d’une minorité. Prendre en compte les données environnementales en fait partie. En finir avec la financiarisation de toute l’activité humaine aussi. « En ce sens notre syndicalisme de classe est écologiste ! »

Les salariés savent comme à Chapelle Darblay et à Renault Choisy comment orienter leur production pour à la fois respecter l’environnement et continuer de travailler pour le bien être de toutes et tous.

Et les actionnaires ? Au boulot ! Comme tout le monde ! Travaillons, toutes, tous, moins et autrement !




Source: Cnt-f.org