Octobre 28, 2018
Par Rebellyon
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Note sur la situation actuelle de la lutte des classes au Brésil

La séquence politique actuelle au Brésil exige beaucoup de lucidité et de sang-froid, de la part de l’ensemble des personnes impliquées dans les luttes populaires, pour analyser la réalité. En tant que Coordination Anarchiste Brésilienne (CAB), nous cherchons ici modestement à apporter notre contribution à la compréhension de cette séquence politico-sociale chaotique, dont la trame principale est à trouver dans le coup d’État juridico-parlementaire qui a renversé Dilma Rousseff alors qu’elle était aux commandes.

Nous avons vécu récemment la soi-disant fin du pacte de la Nouvelle République de 1988. Ledit pacte organisait et faisait perdurer l’exclusion sociale des classes les plus basses de la société, tout en garantissant des droits juridiques minimaux, dans une coalition qui regroupait des politiciens bourgeois, le patronat, les militaires et une partie des secteurs réformistes de la gauche.

La construction de l’État brésilien, cela étant, a toujours été tournée vers les intérêts des puissances impérialistes plutôt que vers ceux de la majorité de la population. Un Etat répressif envers les pauvres a toujours été la norme des institutions de la démocratie bourgeoise. Les gouvernements du PT, depuis Lula, ont amélioré la machine criminelle de l’ordre publique avec la mise en place de tout un appareil législativo-judiciaire qui perpétue la sur-incarcération des pauvres et des noirs et la parafernália répressive qui s’attaque aux luttes sociales. Le pacte de conciliation de classes a été rompu et la collaboration mise en pièces pour faire place au programme agressif du capitalisme financier, au détriment des droits sociaux, des libertés partielles et des biens communs, qui étaient les fruits des victoires historiques du mouvement social.




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