Crédit photo: Freeing Chaudière Falls and its islands.

Le texte provient du site web  du groupe de solidarité avec les Anishabe du bassin-versant de la rivière Outaouais (NABRO). Lien vers l’original, ici.

AKIKODJIWAN

Historiquement, les chutes de la Chaudière ont été un lieu de rencontre de grande signifiance spirituelle pour pas moins de 65 Premières Nations. Hautes de 15 mètres et larges de 60, elles ont été comparées aux chutes Niagara de par leur splendeur. Les Anishnabe qui s’y rassemblaient de l’est, de l’ouest, du nord et du sud comparaient le vortex tourbillonnant à leur base à la cuve d’un grand calumet de paix.
Au 19e siècle, un barrage circulaire y fut construit pour alimenter l’industrie en électricité. Cette ère a pris fin en 1997 avec la fermeture de l’usine Domtar, mais le barrage est resté, tout comme un fouillis de bâtiments industriels abandonnés.
Ce site possède une vocation traditionnelle importante, celle d’être un lieu de rassemblement, de guérison et d’éducation à la paix. Aujourd’hui, de nombreux Autochtones et non-Autochtones souhaiteraient en faire un centre de réconciliation et de rapprochement entre toutes les nations d’ici et d’ailleurs, ce qui ne serait plus possible si le projet Zibi allait de l’avant.

LA MENACE 

Mais à présent, on voit plutôt s’installer sur les Îles Chaudière et Albert le méga-projet immobilier Zibi des compagnies Windmill et Dream, dont la construction a commencé en décembre dernier. À terme, il s’agirait d’un complexe de 37 acres occupant l’ensemble des deux îles, qui comportera des restaurants, des immeubles résidentiels et des espaces commerciaux. Et bien que les promoteurs du projet se vantent de redonner enfin l’accès aux chutes de la Chaudière au public, le barrage qui les bloque ne serait pas démantelé. Au contraire, Hydro Ottawa a dévoilé ses plans pour une expansion de la production hydroélectrique à cet endroit.

Les promoteurs tentent de donner au projet un vernis « vert » et d’y intégrer des références à la culture Anishnabe (à commencer par le nom « Zibi » qui signifie « rivière ») pour s’acheter le support de certaines des communautés concernées. Pour éviter d’avoir à considérer les revendications des traditionalistes, on joue la carte du peuple divisé sur la question. Et le projet va de l’avant, de toute façon, sans que la légitimité de cette décision ne soit remise en question.
Appel à participer à une marche familiale contre le projet immobilier Zibi.

Joignez-vous à nous lors d’une marche familiale en solidarité avec ANORW (Anishnabe Nation of the Ottawa River Watershed), ainsi qu’avec d’autres peuples autochtones et des militants pour l’environnement, afin de protéger les chutes et îles Akikodjiwan contre le méga-projet immobilier «Zibi» et les ambitions d’Hydro Ottawa, qui sont déjà en train de se réaliser. Cette marche est organisée par Solidarité NABRO, en collaboration avec ANORW, SOS Territoire et le GRIP-UQÀM, Freeing Chaudière Falls and its Islands, Student Labor Action Coalition (SLAC) et Rebel! Rebuild! Rewild!

QUAND: Dimanche le 28 février à 13h.
OÙ: Île Victoria à soi-disant Ottawa. Google Maps.

Autobus en partance de Montréal. Pour réserver une place: 

Pour en savoir plus sur ANORW: 
Sur la solidarité NABRO:
Freeing Chaudière Falls and its islands sur le Web:

https://www.facebook.com/FREEINGCHAUDIEREFALLSand3ISLANDS/?fref=ts