On ne les entend pas trop mais ça va peut-être changer. Les professeur.e.s de certains lycées toulousains s’organisent pour s’opposer au démantèlement programmé de l’enseignement dans leurs établissements.

La colère est à ses portes mais l’Etat continue à faire la sourde oreille et poursuit sa campagne de démolition. Après les chômeur.e.s, l’éducation se retrouve également dans sa ligne de mire avec une réforme des lycées qui prévoit une augmentation minimale des effectifs à 36 par classe ce qui ne manquera pas de dégrader encore plus les conditions de travail pour les enseignant.e.s et les élèves. Les programmes, jugés inapplicables par les professeur.e.s et presque tous refusés par le Conseil Supérieur de l’Education (sauf par deux syndicats de l’enseignement privé), devront malgré tout être appliqués dès la rentrée, ce qui en dit long sur la volonté de dialogue du gouvernement. En outre, les enseignant.e.s perdent 80 heures par semaine alors que ces mêmes programmes sont alourdis et devront sacrifier des options et des matières, l’enveloppe financière concernant les dédoublements ne permettant pas de compenser cette charge de travail supplémentaire.

Parce que les profs du lycée des Arènes ne veulent pas entrer dans une logique qui les obligerait à se bouffer la rate entre eux, comme le souhaiterait le gouvernement, ils ont décidé de plusieurs modes d’action afin de se faire entendre.

Non au lycée Blanquer boycott du conseil d’administration

Non au lycée Blanquer démission collective de la charge de professeur.e principal.e. Le 6 février dernier, 130 d’entre elleux réparti.e.s sur 7 lycées de l’académie de Toulouse ont remis leur démission, perdant entre 40 et 75 € mensuels et n’assureront plus leur mission. Au lycée des Arènes, cette action concerne 19 professeur.e.s.

Non au lycée Blanquer occupation du lycée de nuit. La première qui s’est déroulée le 7 février a mobilisé 30 professeur.e.s. D’autres devraient suivre.

Non au lycée Blanquer retrait des notes de la plate-forme Pronote avec l’idée de bloquer Parcoursup.

Ajouté à ça, le rôle d’enseignant.e.s complémentaires que Blanquer veut faire jouer aux surveillant.e.s, l’objectif est simple : dézinguer tout simplement l’enseignement public.