La violence est systémique ! La structure patriarcale de notre société normalise la violence quotidienne faite aux femmes*.

La violence, qu’elle soit dans les relations, dans la famille ou dans l’espace public, n’est pas un problème individuel. Derrière elle se cachent des structures et des normes qui sont profondément ancrées dans notre société. Elles sont inhérentes au cursus scolaire, au système pénal et à l’éducation. Les relations de pouvoir sont constamment (re)produites, consolidées et défendues. Le pouvoir est créé et maintenu par la force. Cette violence se manifeste subtilement ou de manière évidente, violente, et beaucoup trop souvent fatale. Il s’agit de notre vie quotidienne.

Cette réalité aussi violente qu’inacceptable est maintenue par des modèles rigides, vendus comme étant la « norme ». Les médias, la politique et l’économie y contribuent par leur influence dans tous les domaines de la vie. Les corps féminins* sont représentés comme des objets, les corps trans*-, inter-, et non-binaires comme « différents » et malades. Si nous ne nous battons pas pour nous libérer du pouvoir et des modèles rigides dominants, nous resterons confronté*es à la violence.

La violence est par exemple visible au travers du double travail qu’effectuent les femmes* : lorsqu’elles rentrent de leur travail salarié, les femmes* font encore la lessive, nettoient, cuisinent et s’occupent du bien-être émotionnel des autres, cumulant donc plusieurs emplois, non rémunérés de surcroît, en même temps.

Le harcèlement quotidien des personnes FLINT (femmes, lesbiennes, intersexes, non-binaires et trans*), les différences salariales selon le sexe, ou le fait qu’une femme* ne puisse pas divorcer de peur de perdre son permis de séjour, sont autant de situations évidentes de violence.

Nous voulons une société basée sur le respect et la solidarité. Surmontons les relations de pouvoir patriarcales ! Faisons disparaître une fois pour toute les meurtres de femmes* et de trans*, ainsi que la violence contre les personnes FLINT du monde entier ! Organisons-nous, soyons en colère et agressives. Soyons solidaires les unes* avec les autres, car si une* de nous est attaquée, nous le sommes toutes* !

Affirmons de tous nos corps notre opposition à ce système. Hurlons avec colère et détermination, chantons avec puissance et joie !

Rendez-vous le 25 novembre 2019 à 18h30 au Theaterplatz à Bâle. Plus une seule* ! Rejoignez-nous et amenez vos amies* !

Les hommes cis se tiendront solidairement à distance.


Article publié le 09 Nov 2019 sur Renverse.co