Décembre 18, 2020
Par Expansive
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Mardi 8 décembre, une militante rennaise a été la cible d’une opération antiterroriste, ainsi que 8 autres personnes à travers la France. C’est une démonstration de force pour la DGSI : fourgons banalisés, cagoules, armes à feu, boucliers pare-balle. Les fins limiers ont défoncé la porte d’entrée, pourtant ouverte, mais pour rajouter à l’humiliation, l’un d’entre eux a senti de bon ton de laisser une merde dans les toilettes…

Le message est clair : “nous sommes partout, vous n’etes en sécurité nulle part”. Comme à chaque opération du genre, qui prétend cibler “l’ultragauche”, c’est un coup de com’ politique. C’est l’affaire Qui Tombe à Pic en pleine mobilisation contre la loi Sécurité Globale, afin de décrédibiliser le rejet massif des sales pratiques policières et des politiques autoritaires, dont le terme “dérives” n’est plus adéquat tant elles sont norme depuis des décennies. Aucun fait matériel grave n’est reproché aux 7 inculpéEs, seulement le délit bien pratique d’ “association de malfaiteurs en vue d’actes terroristes” et un vague projet de “s’en prendre aux forces de l’ordre”. Aujourd’hui, 5 d’entre elleux sont derrière les barreaux pour de simples suspicions et un montage en épingle d’éléments séparés.

Cette campagne de propagande a deux objectifs :

1) Faire passer les forces de l’ordre pour des victimes des mouvements sociaux (avec des articles illustrés d’images de “blackblocs”), appuyant leurs désirs de rendre invisible l’usage systématique et démesuré de la violence de la part des forces de l’ordre.

2) Criminaliser à l’extrême tous.tes celleux qui critiquent et s’opposent radicalement aux politiques autoritaires dans la figure grossière du “terroriste”, en amalgamant dans les imaginaires des personnes diamétralement opposées.

L’outil antiterroriste a, par exemple, servi massivement depuis 2015 à réprimer les militantEs écologistes, lors de la COP21. Il est nécessaire de manifester notre soutien aux personnes ciblées par cette opération Qui Tombe à Pic du 8 décembre pour ne pas laisser l’Etat étendre ce spectre antiterroriste à l’ensemble des mouvements contestataires.

Nous sommes des proches de l’inculpée rennaise et nous ferons tout ce qui est possible pour sortir notre camarade et amie, ainsi que ses 4 autres co-inculpés, de ce montage judiciaire. Nous sommes aussi des personnes engagées politiquement qui avons conscience que nous sommes tous.tes viséEs par ce genre d’opération.

Nous fondons un Comité de Soutien pour affirmer qu’on ne se laissera pas (anti)terroriser !

Soulevons-nous contre l’usage de l’outil antiterroriste a des fins de répression politique !

Chaque mardi, nous invitons à nous rassembler dès 18 à République jusqu’à leur remise en liberté.




Source: Expansive.info