FĂ©vrier 13, 2020
Par Indymedia Nantes
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– Nantes compte Ă  prĂ©sent 134 camĂ©ras de surveillance qui quadrillent la ville

– La ville a crĂ©Ă© un « Centre de Supervision Urbaine », autrement dit, un centre de flicage qui centralise toutes les images. Pour 3 millions d’euros.

– Ce centre coĂ»te 800 000 euros annuels pour le fonctionnement. Le raccordement Ă  la fibre a rĂ©cemment coĂ»tĂ© 190 000 euros. Pour surveiller les nantais et nantaises, l’argent ne manque pas !

– Une quinzaine d’agents y scrutent 24H sur 24 et 7 jours sur 7 les images filmĂ©es Ă  Nantes, Saint-Herblain, RezĂ© et Vertou. Au total, prĂšs de 200 camĂ©ras peuvent ĂȘtre connectĂ©es.

– Des pratiques illĂ©gales : Nantes MĂ©tropole demande aux yeux derriĂšre ces Ă©crans d’adopter « un rĂŽle actif ». C’est Ă  dire de mener des « prĂ©-enquĂȘtes » sans contrĂŽle judiciaire. « Quand ils ont Ă©mis des doutes sur la lĂ©galitĂ© de ces consignes Ă  leur hiĂ©rarchie, on leur a rĂ©pondu qu’il fallait obĂ©ir et isoler des images, que la rĂ©quisition finirait bien par arriver » Ă©crit MĂ©diacitĂ©s.

– Une explosion des « signalements » et des enquĂȘtes : 1400 « dossiers », c’est Ă  dire des appel aux flics en 2018, 2 459 en 2019. 218 rĂ©quisitions judiciaires en 2018, 544 en 2019. Quasiment un doublement en un an. Parmi elles, de nombreux faits de manifs. Combien d’opposants politiques arrĂȘtĂ©s Ă  cause des mouchards de la mairie ?

– Et demain ? Toujours plus de flicage. Le PS veut installer encore plus de camĂ©ras. La droite veut en doubler le nombre. Quant Ă  la candidate Macroniste, elle propose carrĂ©ment d’installer des « drones de surveillance » dans le ciel nantais ! A gauche, chez les Verts et Ă  “Nantes en Commun.e”, pas plus de camĂ©ras, mais on rĂ©clame toujours plus de flics municipaux ! S’il y a bien un sujet qui fait l’unanimitĂ© chez les candidates, c’est l’obsession sĂ©curitaire.

BientĂŽt, tout l’espace public nantais sera filmĂ© en permanence, avec, demain, la possibilitĂ© de coupler ces images avec des technologies de reconnaissance faciale. Un anĂ©antissement rapide et sans contrĂŽle des libertĂ©s les plus fondamentales.

A celles et ceux qui justifieront ces sacrifices par « l’insĂ©curitĂ© Ă  Nantes », il faut dire que celle ci est :

– Largement dramatisĂ©e par les mĂ©dias

– Que les camĂ©ras n’empĂȘchent absolument par les agressions, le harcĂšlement, les mafias

– Qu’on peut tout Ă  fait se sentir en « sĂ©curitĂ© » dans une cage fermĂ©e : Ă©changer une hypothĂ©tique sĂ©curitĂ© par l’intĂ©gralitĂ© de ses libertĂ©s est une dystopie sans issue.

Ressources :

– À Nantes, la vidĂ©osurveillance flirte avec les limites de la lĂ©galitĂ© : https://www.mediacites.fr/enquete/nantes/2020/02/10/toussurveilles-a-nantes-la-videosurveillance-flirte-avec-les-limites-de-la-legalite/

– Nantes sous surveillance : https://nantes.sous-surveillance.net/




Source: Nantes.indymedia.org