Nantes: retour sur le rassemblement du 4 juillet contre les expulsions et pour des logements décents

juillet 6th, 2020  

L’inter-collectif Personne Ă  la rue ! a rĂ©uni environ 200 personnes hier, samedi 4 juillet, Place royale dans une ambiance chaleureuse malgrĂ© la pluie. L’heure Ă©tait aux retrouvailles aprĂšs des mois de confinement et de rĂ©unions virtuelles pour les militantEs, mais le rassemblement c’était aussi des exilĂ©Es, des sans-abri, et des NantaisES solidaires rassemblĂ©Es pour l’occasion.

Des prises de parole de groupes membres de l’inter-collectif (notamment le Collectif soutien migrants, le DAL) et de l’intersyndicale se sont succĂ©dĂ© pour dire stop aux expulsions qui risquent d’avoir lieu suite Ă  la fin de la trĂȘve hivernale qui avait Ă©tĂ© prolongĂ©e jusqu’au 10 juillet avec le confinement. Avoir un logement digne doit ĂȘtre un droit respectĂ© pour tous, et ne devrait pas dĂ©pendre du bon vouloir des mairies, sur la base de disponibilitĂ©s des logements qui sont toujours alignĂ©es Ă  la baisse.

À Nantes on compte environ 17 000 logements vides ou inutilisĂ©s, qui pourraient servir Ă  loger les personnes Ă  la rue (entre 3 000 et 4 000 selon les estimations des organismes d’accueil). Les conditions matĂ©rielles du logement pour tous sont bien rĂ©elles ! Mais nous pensons qu’il n’y a pas grand-chose Ă  attendre des pouvoirs publics pour rĂ©soudre in fine ce problĂšme: droite ou gauche, les maires ont une marge de manƓuvre limitĂ©e, et on l’a vu Ă  Nantes, mĂȘme des maires qui se revendiquent de gauche expulsent sans reloger et mĂšnent une politique d’ordre et de sĂ©curitĂ© plus que d’accueil des exilĂ©Es et d’accĂšs aux droits fondamentaux (logement, nourriture, Ă©ducation, santĂ©), et nous ne pensons pas que la nouvelle municipalitĂ© changera la donne.

Pour construire un sociĂ©tĂ© digne, dans laquelle tout le monde aura accĂšs Ă  un logement, il faudra se battre nous mĂȘmes. Ça veut dire, dans la continuitĂ© des actions dĂ©jĂ  menĂ©es par les militantEs, rĂ©quisitionner occuper les logements vides et empĂȘcher les expulsions. Mais pour garantir que le logement soit un droit et pas une marchandise aux mains des capitalistes, c’est au systĂšme capitaliste tout entier qu’il va falloir s’attaquer.

[Publié le 5 juillet 2020 sur Indymedia-Nantes.]


Article publié le 06 Juil 2020 sur Fr.squat.net