Octobre 1, 2022
Par Le Monde Libertaire
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On était deux du groupe René Lochu à Nantes ce samedi 24 septembre en soutien à Vincenzo.

Arrivés en covoiturage vers midi au Miroir d’eau, pas loin du château, il y avait déjà 80 personnes, dont une chorale qui entonnait quelques chants. Banderoles déployées.

Une cantine de la ZAD NDLL (ou “ex ZAD” selon les points de vue) s’est installée pour proposer apéros, repas et café. Vegan et à prix libre. La recette ira pour le comité de soutien à Vincenzo. Des jeunes ont réalisé une série d’affiches en sérigraphie en vente à prix libre, lè aussi au profit du comité.

Petit à petit, le nombre de participant.e.s s’est accru jusque 300.

Un groupe a été applaudi pour avoir suspendu une belle banderole bleue bien visible sur les remparts du château.
Les prises de paroles ont débuté vers 14h. L’avocate a déclaré que, juridiquement, il n’y avait plus d’échappatoire. Si la Cour de cassation de Paris confirme l’application du mandat d’arrêt européen, comme le commande la Cour européenne de justice, Vincenzo sera extradé vers l’Italie pour y être embastillé. Un recours auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme n’est pas suspensif et la décision de celle-ci peut prendre des années.

Il reste donc la mobilisation, les soutiens, l’agitation. Un car est organisé pour se rendre à Paris le 11 octobre à la Cour de cassation qui examine le dossier. Une carte est entre les mains des élu.e.s politiques. Des parlementaires et des élu.e.s locaux (LfI, En commun, PCf) ont fait des déclarations de soutien et se sont engagé.e.s à batailler en faveur de Vincenzo. Diverses organisations politiques et syndicales, ainsi que la Ligue des Droits de l’Homme, se sont succédées au micro pour exprimer leur solidarité, pour dénoncer l’application d’une loi fasciste et l’arrivée pressentie de post-fascistes au Pouvoir en Italie.
Cette perspective fait frémir tout le monde. Si le copain se retrouvait dans leurs geôles…

À la fin, les collègues de travail et associé.e.s de Vincenzo dans la SCOP Echopaille, se sont exprimé.e.s ensemble pour qu’il reste au sein de la coopérative de constructions en paille.

Vincenzo avait le sourire. Les chants ont repris.




Source: Monde-libertaire.fr