Juin 1, 2022
Par Nantes Révoltée
36 visites

Ce mardi 31 mai, plusieurs centaines de travailleuses et travailleurs de l’éducation nationale se sont mis-es en grève et ont défilé dans les rues de Nantes et de Saint-Nazaire. La colère monte dans le secteur qui subit, depuis plus de cinq ans maintenant, l’idéologie macroniste de casse des services publics.

Manque de remplaçant-e-s, d’AESH, classes surchargées, liste des missions qui s’allonge toujours plus, les raisons à la lutte ne manquent pas. Il y a quelques temps, nous vous parlions déjà des mobilisations au collège Victor Hugo et à l’école Nelson Mandela, mais nous pouvons aussi mentionner Auguste Mailloux ou Hector Berlioz. Tous ces établissements sont victimes d’une gestion désastreuse de la part du rectorat.

En plus des raisons locales, l’éducation a vécu un enfer avec le passage de Blanquer : Parcoursup, réformes du Bac et du Bac pro, politique néfaste pendant la crise sanitaire, absence de revalorisation des rémunérations, blocage des revendications des AESH et des AED. Encore cette année, des centaines de postes ne seront pas pourvus par la voie des concours, on ne peut pas dire que Blanquer ait fait quoi que ce soit pour rendre le métier plus désirable, bien au contraire. Résultat, on embauche en 30 minutes des personnes non formées qui seront envoyées dans des classes difficiles. Une destruction en règle de l’école publique et une humiliation de plus pour les enseignant-es ! Et quoi qu’on en pense sur le plateau de Pascal Praud, Pap Ndiaye ne donne aucun gage d’amélioration de la situation.

En parallèle des manifs dans l’Éducation Nationale, à Nantes plusieurs milliers des personnes travaillant dans le médico-social sont descendus dans les rues, comme des milliers d’autres dans tout le territoire. Elles dénoncent une inégalité de traitement quant à leur augmentation salariale, mais aussi un manque d’attractivité, des suppressions de postes ou la fermeture de dispositifs d’accueil et d’accompagnements : autre ministère, problèmes pas si différents.

L’été arrive bientôt et les mobilisations vont certainement prendre une pause. Mais préparons une rentrée sociale à la hauteur des attaques de Macron. Poussons les débrayage partout, remplissons les caisses de grève !


📷 : Oli Mouazan et presse




Source: Nantes-revoltee.com