Octobre 20, 2019
Par Squat.net
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Une fois de plus, le prĂ©fet de Loire-Atlantique a choisi d’employer la mĂ©thode «force et peur» pour procĂ©der Ă  l’expulsion des habitant.e.s (dont un grand nombre de femmes et enfants) de la Maison du peuple, rue Jules Ferry Ă  Nantes [ce mardi 15 octobre 2019].

Ce n’est pas moins de 18 fourgons de police qui ont cernĂ© le bĂątiment au petit matin. Les forces de l’ordre ont dĂ©foncĂ© une porte arriĂšre pour pĂ©nĂ©trer dans le lieu et mettre Ă  la rue les occupant.e.s. Puis ils ont formĂ© un cordon dit «de sĂ©curité», pour empĂȘcher toutes personnes de pĂ©nĂ©trer dans cette zone, tenant Ă  l’écart les journalistes et militants prĂ©sents dans la rue.

Les familles étaient contraintes de rester dans la rue, sous la pluie, sans aucune prise en charge immédiate.

Des militant.e.s prĂ©sent.e.s ont alors dĂ©cidĂ© d’occuper une salle de la mairie annexe de Doulon pour que ces familles se remettent de la violence subie ce jour.

Comme par «enchantement», des solutions Ă©taient enfin proposĂ©es en fin de matinĂ©e, avec des hĂ©bergements provisoires Ă  Clisson (
) et sur Nantes.

Pourquoi pas avant l’expulsion par la force ?

Nous dĂ©nonçons :

– la mĂ©thode employĂ©e, alors que les occupant.e.s avaient actĂ© de quitter ce lieu dans les dĂ©lais nĂ©gociĂ©s avec le propriĂ©taire.

– l’attitude des forces de l’ordre, bien trop nombreuses et se permettant d’exercer une violence inacceptable, ainsi que le coĂ»t exorbitant pour une Ă©vacuation qui se serait trĂšs bien passĂ©e sans un tel dĂ©ploiement de force (sic).

– l’inaction des services de l’État pour trouver des solutions avant expulsion pour ces familles en trĂšs grande dĂ©tresse sociale.

Nous demandons et exigeons :

– que cessent de pareilles pratiques pour l’évacuation des lĂ©gitimes rĂ©quisitions citoyennes (sic), et que soit privilĂ©giĂ©e la nĂ©gociation (sic). C’est au PrĂ©fet d’y mettre fin !

– un moratoire sur les expulsions sans solutions, car les mises à la rue ne sont plus acceptables.

– que les services 115/SIAO/CAO/CADA soient renforcĂ©s en termes de moyens et d’intervenants.

– que les collectivitĂ©s locales trouvent des hĂ©bergements pĂ©rennes et stables pour tou.te.s celles et ceux qui actuellement vivent dans des conditions de vie indignes de notre pays, en rĂ©quisitionnant les logements vacants ou bĂątiments pouvant faire office de lieu d’hĂ©bergement.

– que l’accĂšs au logement autonome se fassent rĂ©ellement et plus rapidement, dans le cadre du plan «Logement d’abord» qui tarde Ă  se mettre en application.

– que les dĂ©cisions des tribunaux administratifs, obligeant l’État Ă  mettre en Ɠuvre l’hĂ©bergement des requĂ©rant.e.s, soient respectĂ©es dans les termes fixĂ©s et pour une pĂ©riode sans discontinuitĂ© (pas de remise Ă  la rue).

– l’application stricte de la loi DALO pour les personnes et familles en errance sociale.

Un toit pour toutes et tous sans distinctions, c’est un droit et c’est la loi ! (sic)

Communiqué du Dal 44 en PDF.

Email de contact: nantes.dal44_AT_laposte.net

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[Publié le mercredi 16 octobre 2019 sur Indymedia-Nantes.]




Source: Fr.squat.net