Les 26 exilés remis à la rue par la préfecture, hier matin, suite à l’expulsion de leur squat, y sont toujours !
Ils on passé la nuit sur le trottoir du boulevard Gabriel Lauriol, à l’angle de la rue Henri Debray.
Ils viennent s’ajouter aux cinq autres personnes expulsées, elles du squat La Commune, à Rezé.
Quatre degrés. Certains avaient une maigre couverture, apportée par des voisins ou des bénévoles. D’autres même pas.
On ne va pas demander à ceux qui les ont mis dehors par la force de s’émouvoir d’une situation sciemment provoquée.
Mais les autres ?

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Il y a des bâtiments vacants à Nantes ! On les connait !
Qu’est ce qui peut justifier de laisser des gens dormir sur le trottoir quand il y a la place pour les abriter ?
Les pouvoirs publics en ont le pouvoir, comme leur nom l’indique.
Pour la enième fois : la loi autorise les maires à mettre à l’abri les demandeurs et demandeuses d’asile !
Alors ? Madame la maire de Nantes, Monsieur le maire de Rezé et Monsieur le préfet, ouvrez un des nombreux espaces disponibles.

Maintenant ! Pas demain. Chaque nuit qui passe est une nuit passée de plus dehors dans le froid avec tous les risques que cela comporte, pour eux toutes et tous, car rappelons qu’il y a même des familles à la rue en ce moment même. Oui des enfants ont dormi dans la rue à Nantes, cette nuit encore.

Allez vous attendre que la Maison du peuple, la Croix Rouge, Moquechien et l’Autre Cantine soient expulsés eux aussi ?
Faut il un Daviais bis en plein hiver ?
L’urgence est sous nos yeux à toutes et à tous.
Ne détournons plus le regard.
Un toit c’est un droit. Votre devoir c’est de leurs en proposer un.

#untoitpourtous
#réquisitionspopulaires
#accueilinconditionnel


Article publié le 17 Oct 2020 sur Nantes.indymedia.org