Novembre 7, 2022
Par Contre Attaque
67 visites

Face aux dissolutions, la rĂ©sistance s’organise


Un flot de banderoles et plusieurs centaines de personnes, parfois venues de loin, samedi 5 novembre dans les rues de Nancy. La marche, calme, dénonçait le projet de dissolution du Bloc Lorrain par le gouvernement.

L’association libertaire est trĂšs active en Lorraine et organise Ă  la fois des actions de solidaritĂ©, des distributions de nourriture et des manifestations de rue. Elle anime aussi son propre mĂ©dia sur les rĂ©seaux sociaux. Regroupant environ 200 adhĂ©rents et adhĂ©rentes de tous les Ăąges, le Bloc Lorrain organise des maraudes toutes les semaines Ă  Nancy, Metz, dans toute la Lorraine, et a distribuĂ© plus de 20.000 repas depuis 1 an et demi.

Le collectif rĂ©alise aussi des distributions de nourriture aux Ă©tudiant-es chaque semestre et vient en aide Ă  des familles de rĂ©fugiĂ©-es. «On fait aussi des actions environnementales» nous explique le porte-parole. Par exemple, le groupe sort ramasser des tonnes de dĂ©chets jetĂ©s dans la nature. Des initiatives salutaires, en faveur du bien commun. Le Bloc Lorrain est aussi en premiĂšre ligne des mobilisations sociales : Gilets Jaunes, manifs Ă©cologistes, contre le rĂ©pression. C’est cette activitĂ© qui est dans le viseur des autoritĂ©s.

Le clan Darmanin tente de dissoudre l’association en prĂ©textant que sa page Facebook «lĂ©gitime la violence» ou encore que la prĂ©sence de Street Medics prouverait «une vĂ©ritable prĂ©paration Ă  l’affrontement». Personne ne croit Ă  ces prĂ©textes, mĂȘme chez les stratĂšges du MinistĂšre de l’IntĂ©rieur. Comme pour Nantes RĂ©voltĂ©e, le Groupe Antifasciste Lyon et Environ ou encore les structures de soutien Ă  la Palestine, il s’agit d’écraser des contre-pouvoirs locaux qui agitent la vie sociale de leur ville et de leur rĂ©gion. Darmanin veut mettre au pas tout le pays en tapant Ă  l’échelon local, sur les collectifs, associations et groupes actifs et dĂ©rangeants sur le terrain.

AprĂšs l’envoi de la demande du MinistĂšre de l’IntĂ©rieur, le Bloc lorrain avait 10 jours pour prouver que les doutes des autoritĂ©s Ă©taient infondĂ©s. «Nous l’avons fait et nous attendons dĂ©sormais une rĂ©ponse. Si la dĂ©cision est validĂ©e, nous allons perdre tous nos fonds notamment» commente KĂ©vin, du Bloc Lorrain. EspĂ©rons que la mobilisation du week-end et le recours entamĂ© parviennent Ă  donner un nouveau camouflet au pouvoir en place.


đŸ“· : ink0, Olivier Thierry

La page Facebook du collectif : Le Bloc Lorrain




Source: Contre-attaque.net