Les pratiques des belligĂ©rants ont minĂ© la vie civile au YĂ©men pour la cinquiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, tandis que les mesures pour dissuader les auteurs de violations et lutter contre l’impunitĂ© restent cruellement insuffisantes, a dĂ©clarĂ© Mwatana for Human Rights lors du lancement de son rapport annuel 2018 aujourd’hui Ă  Paris. Pour l’organisation yĂ©mĂ©nite de dĂ©fense des droits humains, l’ampleur des violations des droits au YĂ©men souligne l’urgence de la crĂ©ation d’une commission d’enquĂȘte par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU en septembre prochain.

Le rapport annuel de Mwatana, Vie en pĂ©ril : La situation des droits humains au YĂ©men en 2018 est basĂ© sur des recherches et des enquĂȘtes de terrain menĂ©es par les Ă©quipes de Mwatana for Human Rights, qui ont rĂ©alisĂ© 2 065 entretiens en arabe avec des victimes, leurs proches, des tĂ©moins oculaires et du personnel mĂ©dical et humanitaire.

Les parties au conflit ont sĂ©vĂšrement exacerbĂ© la crise humanitaire. Les frappes aĂ©riennes et les bombardements ont tuĂ© et blessĂ© des civils, touchĂ© des Ă©coles, des hĂŽpitaux, des Ă©tablissements mĂ©dicaux et du personnel mĂ©dical. Le groupe armĂ© Ansar Allah (Houthis), les forces soutenues par les Émirats arabes unis, les forces gouvernementales yĂ©mĂ©nites ont capturĂ©, torturĂ© et dĂ©tenu arbitrairement des centaines de personnes. L’Arabie saoudite a dĂ©tenu et maltraitĂ© des pĂȘcheurs yĂ©mĂ©nites en Arabie saoudite.

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>> Mwatana : La vie civile au YĂ©men se meurt

Article publié le 17 juillet 2019


Article publié le 17 Juil 2019 sur Solidaires.org