Après avoir mené une politique d’expulsion des campements dont le summum a été en juillet 2017 l’expulsion du camp de Ginestou, certainement le plus ancien pour laisser place à un golf. Peut-on faire plus symbolique ? Peut-on être plus claire ?

Virer le logement des pauvres pour laisser la place au loisir des riches.

C’était aussi l’expression d’une stratégie globale de dispersion et d’affaiblissement

Les objectifs de ce type de politique sont bien rodés : pratiquer la dispersion, l’épuisement et l’éloignement des personnes, portant un coup final à leur déracinement en les isolant et s’assurant de ne pas recréer les mêmes erreurs commises avec les cités. Il faut à tout prix pour l’État empêcher dans le futur la formation de communautés avec une identité commune et une cohésion forte, terreau fertile d’une organisation politique solide moins dépendante de l’État et de l’économie.

Un des résultats de cette politique c’était l’apparition de familles hébergées sous des tentes sur les trottoirs des boulevards et ailleurs proche du centre ville. Cela permettait la débrouille, facilitait la récolte de quelques sous et permettait peut être de ne pas être trop vulnérable. Bref, iels avaient trouvé une « solution » pour continuer à survivre [1].

Patatra Moudenc frappe encore !

Et voilà que l’ogre n’en a pas assez il lui faut encore parfaire sa figure de défenseur des riches. Le voilà qu’il passe un arrêté « anti-bivouac » sur certains espaces de la commune permettant de verbaliser et d’expulser (voire de confisquer les affaires) des personnes installées sur les trottoirs. Bien évidemment les premier.res concernées ne sont pas au courant et subissent avec surprise cette nouvelle répression (après la pauvreté elle même et les embrouilles sans fin pour les papiers). Parce qu’elles ne font rien d’illégal, Moudenc prétexte que ça créerait un trouble à l’ordre public et il va jusqu’à dire que ce sont des associations qui utiliseraient ces « pauvres gens »… Bien sûr, et lui c’est un bon samaritain !

Il y a beaucoup à faire pour contrer cette logique. Des associations appellent à un rassemblement deux comuniqués annonçant « l’action » suivent ce texte… Certainement trop insuffisant mais peut être un point de départ…






Article publié le 15 Oct 2019 sur Iaata.info