Septembre 23, 2022
Par Le Poing
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Une grosse centaine de personnes s’est réunie ce vendredi à Montpellier pour une marche pour le climat peu fournie, lisse et trustée par des appareils politiques malgré quelques pointes de discours anticapitalistes

Vers 14 heures, , le turn-over militant typique des villes étudiantes propulse de nouvelles têtes, jeunes et motivées, sur l’Esplanade Charles de Gaulle en vue de la marche pour le climat, organisée par Europe Ecologie Les Verts, Youth For Climate et le SCUM (syndicat de combat universitaire de Montpellier). Quelques personnes, plus âgées, agitent en fond des drapeaux “Arrêt du Nucléaire” ou portent des t-shirt Greenpeace ou des stickers du NPA.

Une centaine de personnes s’amasse alors derrière les référents jeunes d’Europe Ecologie Les Verts. Le climat, cause aussi “urgente” soit-elle, semble avoir du mal à motiver. “Après cinq ans d’inaction collective, il est temps de monter une grosse mobilisation citoyenne pour le climat. On ne peut pas demander aux ouvriers ou aux étudiants de faire des efforts si les riches n’en font pas.”, déclarent-ils au micro d’une autre journaliste présente, avant d’aller sagement indiquer leur itinéraire à la police.

Les jeunes militants des verts tentent alors de lancer quelques slogans, repris plus ou moins mollement par la foule : “On est plus chaud que le climat”, “fin du monde, fin du mois, même combat”

Arrivés sur la Préfecture, un des jeunes d’EELV appelle “à une mobilisation politique pour interpeller le gouvernement.” Dans l’assemblée, les partisans d’une ligne plus radicale, comme l’organisation communiste Révolution Permanente, peinent à imposer leur mot d’ordre, inscrit sur leurs tracts qu’ils distribuaient : ” Crise climatique, inflation, exproprions les patrons ! […] Il n’y a rien à attendre des grands capitalistes et des gouvernements.”

Preuve de la difficulté à faire entendre un discours plus radical dans cette marche bien policée par les jeunes cadres des verts : les militants de RP se verront refuser promptement une prise de parole par un écologiste sous prétexte qu’ils “n’étaient pas organisateurs de la manifestation”, probablement par peur de se faire voler le fond de commerce de la boutique politique du parti de Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, malgré quelques pointes de discours critiques du capitalisme et une sincérité palpable chez certains jeunes militants. “Grande mobilisation citoyenne”, mais pas trop non plus… Avec ça, la planète peut bien continuer de cramer au rythme de molles marches sans objectif politique clairement défini…




Source: Lepoing.net