Une manifestante est passée hier au tribunal de grande instance de Montpellier pour répondre de « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Elle avait été interpellée et placée en garde à vue le 8 juin à Montpellier lors de l’acte 30 des gilets jaunes, marqué par une intense répression policière et judiciaire. Après sa garde à vue, elle avait été libérée sous contrôle judiciaire (interdiction de manifester à Montpellier et pointage hebdomadaire au commissariat). Son procès était initialement prévu pour le 22 juillet, mais il avait finalement été reporté au 13 septembre car la défense de la prévenue n’était pas prête. Elle a reconnue avoir jeté des projectiles sur des policiers, et a été condamnée à trois mois de prison ferme sans mandat de dépôt, ce qui signifie que la peine est aménageable, « ou pas » comme l’a précisé la juge. Elle sera définitivement fixée sur son sort début octobre, après son passage devant un juge d’application des peines.


Article publié le 14 Sep 2019 sur Lepoing.net