Deux jours après le tir de grenade lacrymogène, la blessure du SDF est encore vive.

La scène se déroule dans la
soirée du 16 novembre, à la fin de l’acte 53 des gilets jaunes, devant le
Monoprix de la Comédie, à Montpellier. Les policiers sont excités et envoient
des grenades lacrymogènes aux quatre coins de la place, sans scrupules pour les
passants gazés. Dans le lot, un SDF reçoit un palet de lacrymogène en plein
visage. Énervé, il le renvoie en direction des policiers. Il est immédiatement
interpellé, et son chien est matraqué. Il passe plus de quarante heures en garde à vue avec
un procès en comparution immédiate lundi, pour violences sur deux personnes
dépositaires de l’autorité publique. Dans un procès-verbal, le policier qui a
reçu le palet renvoyé par le SDF explique qu’il n’a rien senti, mais qu’un
collègue l’a averti qu’il avait été touché par le projectile.

Le procureur requiert six mois de
prison avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve consistant en une obligation
de se soigner et de trouver un travail. Pour violences sur un policier, et non
deux, il écope finalement d’un mois de prison ferme aménageable, plus 500€ d’amende
au total, au profit de la police.


Article publié le 20 Nov 2019 sur Lepoing.net