Intervention des policiers devant la Maison du peuple de Montpellier (ancien Royal occupé), le 14 mai 2019

Une
trentaine de policiers ont fait irruption mardi soir devant la Maison
du peuple (ancien Royal occupé), justifiant leur intervention par
des travaux réalisés sur un mur par des occupants du lieu. Les
forces de l’ordre ont matraqué, gazé et arrêté cinq personnes,
toutes placées en garde à vue.

Une
personne a été libérée mercredi (le Poing ne sait pas dans
quelles conditions), et une autre jeudi avec une convocation au
tribunal fin juin pour « dégradation » liées aux
travaux sur le mur.

Trois
autres personnes, dont l’interpellation était clairement ciblée
(elles faisaient l’objet d’une fiche de recherche), ont été
libérées ce jeudi soir par un juge des libertés et de la
détention. Ils sont soumis à un contrôle judiciaire (obligation de
pointage hebdomadaire au commissariat), en attendant le procès qui
aura lieu le 27 juin pour « outrage en réunion ». Pour
cette même accusation, les policiers ont interpellé mercredi à son
domicile une quatrième personne libérée avec les mêmes
contraintes. Une cinquième personne est recherchée.

Elles sont accusées d’avoir chanté des slogans hostiles à la police ciblant une capitaine suicidée, le 29 avril devant le tribunal de Montpellier, lors d’un rassemblement de soutien à un gilet jaune déféré en comparution immédiate et condamné à trois ans ferme pour « dégradation ».

Les autorités ont redoublé d’efforts pour obstruer les droits à la défense de prévenus : intimidations, avocats désignés par les gardés à vue non-contactés pour les auditions au commissariat, manque d’information pour les proches compromettant la transmission des garanties de représentation (utiles pour empêcher une détention provisoire), procédure biaisée…

L’assemblée
de Montpellier contre les violences d’État et pour les libertés a
publié un communiqué de soutien aux interpellés mercredi soir,
partagé plusieurs milliers de fois sur les réseaux sociaux et signé
par le Nouveau parti anticapitaliste, Ensemble 34, Solidaires
étudiant·e·s, Un autre futur – Coordination générale des
anarchistes 34 et Alternative libertaire.


Article publié le 17 Mai 2019 sur Lepoing.net