Aujourd’hui à Montpellier, lors de l’acte 45 des gilets jaunes, les forces de l’ordre ont arrêté arbitrairement plusieurs personnes, dont deux journalistes indépendants (l’un a été relâché, l’autre est en garde à vue) et une observatrice de la Ligue des droits de l’Homme. Selon nos informations, le procureur reprocherait à cette dernière le délit de « rébellion ». Or, sur la vidéo ci-dessus, on constate qu’elle ne s’oppose pas à son arrestation. Ce sont d’ailleurs les policiers qui font monter la tension en empêchant les gens de filmer la scène.

Une
circulaire
de la direction générale de la police nationale précise pourtant
que « les
policiers […] ne peuvent s’opposer à l’enregistrement de leur
image lorsqu’ils effectuent une miss
ion.
[…] Un policier ne peut, en principe, s’opposer à
l’enregistrement ni à la diffusion d’images ou de son »
.

Une
dizaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat de
Montpellier en début de soirée à
l’appel de la Ligue des droits de l’Homme.

On
compterait quatorze interpellations et quatre gardes à vue. Un
rassemblement
est prévu lundi
prochain à 14h
devant le tribunal de grande instance de Montpellier. Le Poing
assistera aux séances de comparution immédiate et publiera le
compte-rendu des audiences.

Article publié le 21 Sep 2019 sur Lepoing.net