Mai 12, 2021
Par Le Pressoir
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Je me retrouvais avec un ami dans le cortĂšge du premier mai Ă  Montpellier, le dĂ©part de la manif Ă©tais au ThĂ©Ăątre occupe de l’ Agora de la Danse (ICI) . AprĂšs quelque discours prononcĂ©s par les occupants du thĂ©Ăątre, le cortĂšge se me en mouvement. Il y a un petit millier de personnes joueuses et revendicatives, mĂȘme si la pluie n’arrĂȘt pas de nous arroser. Il y a aussi le camion de la CGT qui est prĂ©cĂ©dĂ© par un petit cortĂšge de tĂšte bien mĂ©langĂ©.

Nous allons monter la pente qui nous amĂšne ver le parc du PĂȘyrou, la pluie ne s’arrĂȘt pas. Moi et mon ami nous somme en plaine discussion politique, on dĂ©bat du concept de convergence et du sens de ce terme. Je expose mon point de vu, je pense que la convergence au jour d’huis c’est un mythe , comme celui de la grĂšve gĂ©nĂ©ral au dĂ©but du siĂšcle. Mais en plus parler de convergence pour moi signifie accepter de perdre de forces rĂ©volutionnaires, qui ne peuvent que ĂȘtre Ă©crasĂ© par le phĂ©nomĂšne gĂ©omĂ©trique de la convergence, Ă  la convergence je perreyer sans doute la divergence harmonieuse ;

Tout cela ce n’étais que de la philosophie politique, rien ne pouvais me faire imaginer de voir ma pensĂ© se matĂ©rialiser sur mon propre corp en quelque seconde.

Malencontreusement pour nous, le camion de la CGT étais derriÚre nous, mais pas suffisamment loin pour éviter que sa présence ne pollue pas notre promenade chamailleuse


D’amblĂ© un petit groupe de bergers cĂ©gĂ©tistes apparait, il commence Ă  pousser verbalement ceux qui ils croient ĂȘtre leur moutons, nous somme sommĂ©e d’accĂ©lĂ©rer le pas, allez, allez on avance, on avance, allez hop on avance.

Nous on Ă©tais dĂ©jĂ  en marche depuis quelques minutes, le cortĂšge avançais tranquillement, sans tension aucune, mais les bergers Ă©taient pressĂ©es d’aller Ă  la bergerie et se sĂ©cher, il fallait aller plus vite
.

Je ne suis pas un moutons, et je n’accepte pas de recevoir des ordres quand je manifeste ma colùre de classe, je prend le temp, j’estime que plus la manif dure, plus elle sera visible. Je dis donc au bergers que je ne respecterais pas leur ordres, que je n’y irais pas plus vite. Que no , vous n’allez pas me donner des ordres.

A un moment le groupe de berger sa fĂąche, se fascistise mĂȘme, il se rassemble, il me cris dessus, je rĂ©affirme que no, ils ne me donnerais pas des ordres, que je ne vais pas obĂ©ir. La mĂ©tamorphoses s’accentue, et le groupe se serre sur moi, il sont Ă  peu prĂšs Ă  6 contre un, je ne les touche pas, il m’encerclent, ils me poussent au bord du cortĂšge, et il me font tomber par terre. Une interpellation qui ne se distingue en rien d’ une action policiĂšre arbitraire.

Heureusement, les gens qui on vu tout ça interviennent massivement et me permettent de sortir du piĂšge, et je peut reprendre le cortĂšge en tout sĂ©rĂ©nité . Et Ă  mon rythme.

C’est avec joie que le soir j’apprend que le cortĂšge de tĂȘte Ă  Paris Ă  rĂ©agis Ă  la violence permanent du S.O. de la CGT. Il semblerais que plusieurs acte de violence du S.O. de la CGT on Ă©tĂ© perpĂ©trĂ© ce premier mai un peu partout sur le territoire.

Il reste Ă  dĂ©montrer s’ il s’agit d’une stratĂ©gie commune coordonnĂ© de la part de la direction national, et si le gouvernement et la CGT travaille dans le mĂȘme camp, le temp nous le dira
.et le passĂ© rĂ©cent nous suggĂšre biens des rĂ©ponses.




Source: Lepressoir-info.org