Plusieurs personnes se sont rassemblées aux abords du tribunal de grande instance et dans la salle d’audience pour soutenir les prévenus et documenter la répression.

Le Poing avait prévu de publier un article détaillé sur les procès des gilets jaunes, mais les policiers nous ayant empêché l’accès au tribunal, le récit sera bref. Quatorze personnes auraient été interpellées à Montpellier samedi dernier lors de l’acte 45 des gilets jaunes, et cinq d’entre eux ont été déférés aujourd’hui au tribunal de grande instance, dont quatre présentés devant un juge lors des audiences de comparution immédiate. Un autre gilet jaune a été jugé pour une affaire datant de l’acte 30.

– Le premier a demandé un report et a été envoyé en détention provisoire à Villeneuve-lès-Maguelone en attendant son procès prévu pour le 28 octobre. Il serait notamment accusé de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique et de ne pas avoir respecté une interdiction de manifester à Montpellier.

– Le second a demandé un report et été envoyé en détention provisoire en attendant son procès prévu pour le 8 novembre. Il serait notamment accusé de dégradation, et serait déjà sous le coup d’une peine de huit mois de sursis.

– Le troisième a été condamné à six mois de prison avec sursis et 1450€ d’amende au total pour violence sur personne dépositaire de l’autorité publique. Les policiers n’ont été touchés par aucun projectile, mais ils estiment avoir été psychologiquement choqués.

– Le quatrième a demandé un report et a été placé sous contrôle judiciaire – pointage hebdomadaire le samedi au commissariat et interdiction de manifester à Montpellier – en attendant son procès prévu pour le 4 novembre. Il serait notamment accusé de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.

– À la différence des cas précédents, le cinquième n’a pas été jugé en comparution immédiate. Il est vraisemblablement sorti après être passé devant un juge des libertés et de la détention. Il a été placé sous contrôle judiciaire – interdiction de manifester à Montpellier – en attendant son procès le 6 novembre. Il serait notamment accusé de dégradations et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.

– Enfin, à la différence de toutes les affaires précédentes, le sixième n’a pas été interpellé samedi dernier lors de l’acte 45 des gilets jaunes, mais a été jugé pour une affaire datant du 8 juin, lors de l’acte 30 des gilets jaunes. Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.


Article publié le 23 Sep 2019 sur Lepoing.net