Ce mercredi 20 novembre, environ 80 personnes se sont réunies devant la Préfecture pour commémorer le TDOR (trans day of rememberance) : Journée du souvenir trans. Cette journée a été créée en 1998, après le meurtre de Rita Hester à Allston aux États-Unis.

Les chiffres sont tombés : 332 personnes trans ont été tuées cette année à travers le monde. C’est plus de 3314 meurtres depuis janvier 2008. Ces données sont probablement sous-estimées puisqu’un certain nombre de morts sont recensées sans prendre en compte la transidentité des victimes.

Des bougies ont été installées autour de la fontaine de la Place des martyrs ainsi que les noms et des informations sur les victimes et quelques photos. Une minute de silence a eu lieu dans l’émotion.

Un discours a rappelé le caractère politique de ces tragédies. La stérilisation n’est plus obligatoire pour changer d’état civil depuis à peine plus de 2 ans mais de nombreux obstacles administratifs, médicaux et sociétaux s’opposent au parcours de transition. On peut citer l’exclusion des personnes trans de la PMA par exemple. A cette société oppressive, l’orateur oppose la nécessité d’un militantisme intersectionnel.

Ces violences sont des violences patriarcales. Les meurtres de femmes trans sont des féminicides. C’est un terme qui est actuellement médiatisé pour parler des meurtres par (ex)-conjoint mais il désigne tous les meurtres misogynes qui adviennent aussi dans des contextes de prostitution par exemple.

Prochain rendez-vous le 23 novembre pour la marche féministe contre les violences sexistes à 12h à Place de l’Europe.


Article publié le 21 Nov 2019 sur Lepoing.net