Mai 14, 2021
Par Sans Nom
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Montevideo : FĂȘter le 1er mai par la destruction
traduit de l’espagnol de anarquia, 12 mai 2021

À l’aube du 3, dans le cadre du 1er mai, nous n’avons pas laissĂ© passer l’opportunitĂ© de dĂ©foncer les prĂ©cieuses vitrines du concessionnaire auto-moto FernĂĄndez pour finir par les illuminer avec un encourageant feu insurgĂ©. Il n’y a pas de meilleure maniĂšre de rappeler cette date que de faire exploser la rage contre l’exploitation.
Moins de virtualitĂ© et plus d’action dans les rues.
Que vive l’anarchie

Cellule Louis Lingg

Montevideo : Inventaire d’action rĂ©alisĂ©es en avril et mai
traduit de l’espagnol de anarquia, 12 mai 2021

Nous voyons comment l’état et le capital rĂ©gissent nos vies, modifient nos environnements, nous imposent des rapports sociaux basĂ©s sur l’égoĂŻsme, la concurrence, les hiĂ©rarchies, normalisant cette maniĂšre aveugle d’obĂ©ir et de de se soumettre aux institutions, au travail et Ă  la consommation. La mĂ©diatisation de la pandĂ©mie, la technologie 5G, les « villes intelligentes Â» et le contrĂŽle social ne sont que quelques exemples de la maniĂšre dont fonctionne cet appareil.

Le cirque politique uruguayen :

Tandis que la gauche plaide pour la santĂ© du peuple en rĂ©clamant l’ « Ă©tat de siĂšge Â» et que la droite priorise l’économie et le marchĂ©, il est Ă©vident que jamais ne seront rĂ©els ni palpables les discours de
solidaritĂ©, de soins et de soutien qu’ils annoncent avec cynisme semaine aprĂšs semaine, parce qu’ils relĂšvent d’intĂ©rĂȘts particuliers et sont destinĂ©s Ă  soutenir leurs privilĂšges et Ă  recruter des citoyen-ne-s.

Le besoin de modifier notre rĂ©alitĂ© se fait toujours plus urgent, de la modifier non pas au profit de celles et ceux qui nous exploitent, mais pour nos communautĂ©s, pour ĂȘtre protagonistes de notre propre histoire. En parcourant les rues, en observant notre environnement, nous pouvons trouver des points vulnĂ©rables qui mettent en Ă©vidence Ă  nos yeux que tout n’est pas sous contrĂŽle et que l’insurrection peut s’enflammer Ă  chaque coin de rue. Se rebeller et dĂ©sobĂ©ir constituent le premier pas.

Au mois d’avril, et avec un point culminant le 1er mai, nous avons trouvĂ© diffĂ©rents endroits oĂč attaquer et laisser un message clair : « Sans lutte, il n’y aura pas de dignité« . En attaquant des mairies avec de la peinture et en rĂ©alisant des blocages de route incendiaires, nous avons dĂ©cidĂ© de mettre fin Ă  la passivitĂ© et agiter pour la dĂ©sobĂ©issance. Ne soyons spectateurs/spectatrices de notre vie, soyons protagonistes.

Des rapaces urbains




Source: Sansnom.noblogs.org