Décembre 25, 2022
Par Contre Attaque
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Apogée de la consommation à outrance, l’appropriation des fêtes de Noël par le capitalisme ne fait, depuis longtemps, l’objet d’aucun doute. Guirlandes électriques et vitrines sur-illuminées, débauche alimentaire et marchande, semaine de travail extensible contraire au droit du travail…


Médiapart révèle aujourd’hui un scandale lié aux sapins de Noël. Monoculture, pollution de l’eau et contamination aux produits chimiques cancérigènes, le célèbre arbre de Noël n’a pas fini de nous faire rêver ! L’association Agir pour l’environnement révèle ainsi que 11 sapins sur 13, y compris ceux portant la mention de «culture respectueuse de l’environnement», sont contaminés par différents pesticides, particulièrement toxiques et cancérigènes : Glyphosate, propyzamide, fludioxonil, prosulfocarbe, ou encore téfluthrine. Un sapin ferait ainsi l’objet d’une centaine de traitements chimiques le temps de sa culture !

Pour profiter quelques jours d’un sapin, ce sont 5000 hectares de terres qui sont requis pour cette monoculture destructive de la biodiversité, de l’air, des sols et des nappes phréatiques. Quasiment la superficie de l’agglomération nantaise en terres cultivables. La culture de sapin est également responsable d’une pollution de l’eau aux nitrates, au fluor et aux pesticides, notamment dans la Nièvre d’où sont issus 25% des sapins de Noël français. Médiapart révèle que trois communes de cette région sont même soumises à une interdiction permanente de consommation de l’eau potable face aux risques liés à la contamination de l’eau par les pesticides.

L’association Agir pour l’Environnement appelle l’État à prendre des mesures pour permettre une alternative de culture biologique et respectueuse de la faune, de la flore et de la santé humaine. Mais elle interpelle également l’État sur la nécessité de «contrôler l’impact de sapins contaminés dans les habitations». Au moment même où le Conseil d’État s’inquiète de l’épandage des pesticides sur les riverains dans le milieu rural.

Dans une décision du 22 décembre 2022, le Conseil d’État ordonne au gouvernement de protéger les riverains ruraux des pesticides, en fixant «des distances de sécurité plus importantes entre les lieux d’habitation et les épandages de produits phytosanitaires». Les distances de sécurité exigées, aujourd’hui mises en vigueur, avaient en effet été déclarées insuffisantes par une décision en date du 26 juillet 2021.

Si la distance entre les épandages de pesticides et les lieux d’habitation inquiète les autorités, qu’en est-il de l’introduction de sapins contaminés par des dizaines de produits cancérigènes au sein même des habitations ?

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Source: Contre-attaque.net