Mai 19, 2022
Par Le Numéro Zéro
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Pour ce nouvel épisode, on va parler histoire et plus précisément histoire coloniale avec Sylvie Thénault, historienne spécialiste de la guerre d’indépendance algérienne. On revient avec elle sur l’OAS (Organisation Armée Secrète), et plus précisément sur la manière dont cette organisation terroriste généralement classée à l’extrême droite a pu prospérer dans la société coloniale algérienne.

Par Sylvie Thénault ET Ugo Palheta

Écouter cet épisode ici :

#6 L’OAS, le racisme colonial et l’extrême droite

On y rencontre évidemment le racisme colonial, à la fois ségrégation à tous les niveaux de cette société et ensemble de catégorisations raciales qui hiérarchisent les groupes tout en justifiant la suprématie française sur le peuple algérien. On y discute enfin de la manière dont l’extrême droite continue d’instrumentaliser la mémoire de la guerre d’Algérie, de la difficulté persistante à faire reconnaître les crimes du colonialisme français, mais aussi des rapports entre colonialisme et fascisme. Masquer

Pour aller plus loin :

Sylvie Thénault, Les Ratonnades d’Alger. Une histoire de racisme colonial, Paris, Le Seuil, 2022. Lire un extrait ici.

Sylvie Thénault, « L’OAS à Alger en 1962 Histoire d’une violence terroriste et de ses agents », Annales. Histoire, Sciences Sociales 2008/5.

Sylvie Thénault, Une drôle de justice. Les magistrats dans la guerre d’Algérie, Paris, La Découverte, 2004.

Sylvie Thénault, « La gauche et la décolonisation », in Histoire des gauches en France (2005).

Et aussi :

Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, Histoire de l’Algérie à la période coloniale 1830-1962, Paris, La Découverte, 2014.

Raphaëlle Branche, « Papa, qu’as-tu fait en Algérie ? ». Enquête sur un silence familial, La Découverte, 2020. Lire un entretien ici avec l’autrice.

Adèle Momméja, « Les origines coloniales de la violence. Le cas de l’Organisation armée secrète », Genèses 2020/4 (n° 121).




Source: Lenumerozero.info