Janvier 11, 2021
Par CNT Solidarité OuvriÚre
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Alors que le cap des 80.000 suppressions de postes liĂ©es Ă  la crise du Covid-19 a Ă©tĂ© franchi, c’est plus de 750plans de licenciements qui ont Ă©tĂ© enclenchĂ©s depuis le mois de mars. Dernier exemple en date, Michelin !

En effet, en ce dĂ©but d’annĂ©e les salariĂ©-e-s n’ont pas reçu les traditionnels vƓux mais l’annonce de la suppression de 2300 postes en France d’ici 2024 : 1200 dans les activitĂ©s industrielles, et 1100 dans les activitĂ©s tertiaires. Le PDG appelle cette coupe de 10% dans les effectifs un « plan de simplification et de compĂ©titivitĂ© Â» .

Pour rappel, il y a 1 an, cette multinationale, annonçait fermeture des usines de la Roche-sur-Yon en VendĂ©e (619 salariĂ©s) et de Bamberg en Allemagne (858 salariĂ©s). Depuis 2013 l’entreprise a obtenu 65 millions d’euros de CICE. Durant l’annĂ©e Ă©coulĂ©e, en pleine pandĂ©mie de Covid-19, le groupe a pu profitĂ© Ă  plein du dispositif de chĂŽmage partiel, en touchant plus de 12 millions d’Euros d’argent public pour payer le chĂŽmage partiel d’une partie de ses salariĂ©s en 2020. ParallĂšlement Ă  cette situation,les usines ont tournĂ© Ă  plein rĂ©gime et le groupe a fait 1,7milliard d’euros de bĂ©nĂ©fice !

Ne soyons pas dupes, Michelin fait cette annonce pour satisfaire les exigences des actionnaires et permettre le versement intĂ©gral des dividendes ! Elle rejoint ses petits copains du CAC40, parmi lesquels Danone, Sanofi ou Total qui suppriment des emplois, engrangent des bĂ©nĂ©fices et profitent de l’argent public.Les actionnaires sont parfaitement rassurĂ©s et satisfait, car ils ont touchĂ© l’intĂ©gralitĂ© des dividendes soit un pactole de 357 millions d’euros ! Et de plus, double rĂ©compense pour eux puisque l’annonce des licenciements dĂ©clenche un cours de l’action Ă  la hausse.

La pratique ne dĂ©range aucunement le gouvernement qui prĂ©fĂšre regarder ailleurs et laisser les profiteurs de crises licencier Ă  tour de bras tout en profitant de l’accĂšs aux aides publiques.

Pour s’éviter les procĂ©dures et les dĂ©penses liĂ©es Ă  un plan dit social, Michelin compte en passer surtout par des dĂ©parts en prĂ©retraite et par des ruptures conventionnelles collectives -mĂ©thode introduite par Macron fin 2017 pour faciliter la tĂąche aux grands patrons quand ils dĂ©truisent des emplois.

Vu les conditions de travail dĂ©plorables chez Michelin, la direction trouvera certainement quelques « volontaires Â» au dĂ©part, lui Ă©vitant ainsi des licenciements. Mais vu la situation actuelle et la difficultĂ© pour retrouver un nouvel emploi, ce n’est pas certain.

Ces suppressions d’emplois sont rĂ©voltantes ! Il est urgent de relever la tĂȘte, d’empĂȘcher les licenciements et d’imposer le remboursement de l’argent public que le grand patronat dĂ©tourne afin de s’enrichir encore plus !

La famille Michelin fait parti des 100 plus grandes fortunes françaises ! Nous devons leur imposer de prendre sur leurs profits passĂ©s et prĂ©sents et sur les fortunes que les actionnaires ont accumulĂ©es grĂące Ă  notre travail et notre sueur, pour maintenir les emplois et les salaires de tous !

C’est nous qui travaillons donc c’est Ă  nous de dĂ©cider !




Source: Cnt-so.org