APPEL INTERNATIONAL

OUI À LA VIE, NON AUX PROJETS DE MORT

Il y a quelques jours, le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, a annoncé que son gouvernement poursuivrait le Projet Intégral Morelos (PIM) qui consiste en la construction de deux centrales thermiques et d’un aqueduc dans l’État de Morelos, ainsi que d’un gazoduc traversant les États de Puebla, Tlaxcala et Morelos. Cette annonce va à l’encontre de ses propres propos puisque, durant la campagne qui l’a mené à la présidence, il avait clairement affirmé qu’il ne continuerait pas ce projet.

Il est connu que les centrales thermiques sont hautement polluantes, motif pour lequel elles ont été interdites dans diverses régions du monde. Dans ce cas particulier, le projet met non seulement en péril l’eau de la région, notamment les fleuves, les nappes phréatiques et les puits desquels seront extraits chaque jour des millions de litres pour les besoins de la centrale, mais de plus, le gazoduc traversera une zone volcanique à risques. Pour cette raison et pour bien d’autres, les peuples de la région ont donné au PIM le nom de « Projet de Mort ».

Il nous apparait aussi comme préoccupant le fait que ce type de projets tente d’être imposé par des « consultations » qui ne respectent pas les normes nationales et internationales, et que ces procédés sont en train de devenir le modèle à suivre pour imposer d’autres projets de spoliation comme le sont le Train Maya ou le Couloir Transisthmique. Tous les peuples affectés, et en particulier les peuples originaires, doivent être consultés dans leurs langues, en respectant leurs temps et les procédés qu’ils utilisent pour prendre des décisions qui affectent leurs vies et leur permanence en tant que peuples. Ces consultations devront être prévues, libres, renseignées, culturellement adéquates et de bonne foi. Quelconque exercice s’éloignant de ce qui a été établi par la Convention 169 de l’Organisation International du Travail, dont le Mexique est signataire, ne sera qu’une simulation.

Pour ce qui a été dit précédemment, les signataires de cette lettre ajoutent leur voix à celle des peuples, des scientifiques et de la société civile nationale et internationale qui dit oui à la vie et non aux projets de mort.