Janvier 4, 2021
Par infokiosques
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Juin 2018. Un ami est accusĂ© de viol sur notre lieu d’habitation.

DĂ©cembre 2020. AprĂšs deux ans de discussions, enquĂȘtes et lectures, un texte arrive finalement Ă  aboutir, qui restitue le chemin d’apprentissage, suivi tantĂŽt individuellement, tantĂŽt collectivement suite Ă  cet Ă©pisode.

Ce texte répond aux préoccupations de celles et ceux qui connaissent des violeurs et/ou agresseurs, et qui souhaitent avancer
avec eux s’il y a constat d’un dialogue possible. De nombreuses.x ami.es ont tĂ©moignĂ© de viols et d’agressions – toutes le fait d’hommes, agressant autant des hommes que des femmes et personnes lgbtqi+. Des tĂ©moignages d’agressĂ©.es, autant que des tĂ©moignages d’agresseurs. Or, non seulement, tourner le dos ou exclure systĂ©matiquement mes amis agresseurs de ma vie ne m’apporte pas satisfaction. Mais parler avec eux m’apprend.

PrĂ©cisions : la non reconnaissance, la minimisation ou le dĂ©ni des faits de la part de l’agresseur empĂȘche le dialogue et prive la personne agressĂ©e d’outils pour surmonter son agression. La nĂ©gation est une manifestation supplĂ©mentaire de la domination.

Ce texte concerne bien l’étape qui pourrait suivre la reconnaissance ; il s’adresse Ă  des personnes qui se questionnent pour se reconstruire.

Il est difficile de réagir efficacement dans la douleur et la surprise.

L’urgence est d’entendre la personne qui exprime une souffrance, de rĂ©pondre Ă  ses besoins.

Comprendre pour réparer, sans émettre de jugement immédiat, cela demande bien plus de temps et de précautions.

Sommaire :

– « Victimes de viol, on vous croit Â»

– Viol, justice : quelles postures ?

– Ecueils

– In fine

– Bibliographie sĂ©lective




Source: Infokiosques.net