Octobre 22, 2020
Par Indymedia Nantes
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Global
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publié
le vendredi 23 octobre 2020 Ă  00:00 |

Mesnil : Greve de le Faim, Jour 3




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Ă  bas les CRA – destruction des centres de rĂ©tention

Dans le CRA 3 du Mesnil Amelot, une grĂšve de la faim est en cours depuis samedi. La grĂšve a l’air d’ĂȘtre gĂ©nĂ©ralisĂ©e dans tous les bĂątiments et les prisonniers sont solidaires entre eux. Les flics et la direction du centre ne sont pas contents et essaient de casser la grĂšve, par exemple en empĂȘchant aux grĂ©vistes de prendre leur traitement, comme l’expliquent deux prisonniers :

“Si tu vas Ă  l’infirmerie prendre ton traitement ils te demandent si tu as mangĂ©. Si tu dis que non, que tu fais la grĂšve de la faim, ils refusent de te donner le traitement. C’est leur technique, ils utilisent ça contre la grĂšve, pour mettre la pression pour que certains lĂąchent. C’est soit tu manges soit t’as pas ton traitement, t’imagines ? forcĂ©ment des gens ils mangent. C’est arrivĂ© mĂȘme qu’il y ait des bagarres entre nous Ă  cause de ça, des gens qui sont en manque de leur traitement, ils sont obligĂ©s de manger.”

“J’ai un ami malade, il a la main cassĂ©, ils lui donnent rien ils veulent pas donner le doliprane. Ils disent “si tu manges pas je donne pas le doliprane”. Il y a beaucoup de gens malades ici.”

Malgré la répression la grÚve tient, un autre prisonnier rappelle :

“On continue la grĂšve de la faim, notre seule demande c’est que quelqu’un vienne nous Ă©couter.”

Dimanche en fin d’aprĂšs-midi, plusieurs personnes sont allĂ©es derriĂšre le CRA pour crier leur soutien aux grĂ©vistes, qui nous ont rĂ©pondu par dessus les barbelĂ©s, en sortant en masse dans la promenade et en restant ensemble malgrĂ© les menaces des keufs. Un autre grĂ©viste raconte :

“On vous entendait dehors crier ‘LibertĂ©, libertĂ©!’, nous aussi on a criĂ©. Ça nous a fait beaucoup de bien !”

Comme d’habitude c’était un beau moment de rage, pour une fois on peut entendre les voix de ceux de l’intĂ©rieur pour de vrai et ensemble, sans le box du parloir qui isole des autres, sans le flic qui te fouille Ă  l’entrĂ©e, sans l’intermĂ©diaire du tĂ©lĂ©phone.
Cette fois-ci le groupe de solidaires n’a pas Ă©chappĂ© au contrĂŽle d’identitĂ© Ă  la sortie
 Dommage que la plupart n’avait pas leurs papiers sur eux.elles

Les grévistes ont besoin de force, hésitez pas à appeler les cabines, à aller en visite, ou encore mieux à vous organiser collectivement pour aller gueuler dehors, devant le CRA ou ailleurs dans les rues !

La solidaritĂ© est une arme
Feu aux CRA, et nique la PAF




Source: Nantes.indymedia.org