Novembre 17, 2021
Par CNT
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Merci patron ?

Mobilisation associative dans le secteur social et mĂ©dico-social, mais de qui se moque-t-on ?

Le 17 novembre prochain, certaines prĂ©sidences et directions d’associations du champ social et mĂ©dico-social appellent a se rĂ©unir devant la prĂ©fecture de Nantes, dans le but de revendiquer l’extension du SĂ©gur (prime accordĂ©e aux soigant·es et personnels du mĂ©dico-social public suite Ă  la crise sanitaire) Ă  l’ensemble du personnel des Ă©tablissements mĂ©dico-sociaux. En effet ces associations considĂšrent que cette rĂ©cente inĂ©galitĂ© salariale constitue un frein aux recrutements, et donc une mise en pĂ©ril de l’accompagnement.

Effectivement, nombre de travailleur·euses du social et mĂ©dico-social (CHRS – MECS – IME …) avons Ă©tĂ© sollicitĂ©.es directement par nos directions pour participer Ă  cette mobilisation.

De meilleurs accompagnements pour les usager.Ăšres et plus de personnels ?

Nos dirigeant·es viennent de rĂ©aliser l’impact de leurs propres politiques managĂ©riales, contre lesquelles nous, personnels syndiqué·es ou non, luttons depuis plus de vingt ans. Il s’agit de dĂ©fendre une reconnaissance qualitative des prises en charges (dĂ©fense et amĂ©liorations de nos conventions collectives et accords d’entreprise, revalorisation de nos salaires gelĂ©s depuis des annĂ©es).

Alors pourquoi ce soudain intĂ©rĂȘt de nos directions pour nos conditions de travail ?

Sous couvert de ces inĂ©galitĂ©s face au SĂ©gur effectivement incomprĂ©hensibles et honteuses, nous tenons a souligner que l’alarme Ă©tait dĂ©jĂ  dĂ©clenchĂ©e depuis longtemps !

Au-delà de nos formations souvent non-reconnues, nous sommes pour la plupart dévoué.es à nos tùches et ne ménageons pas notre énergie.

Le dĂ©veloppement de grosses boĂźtes d’intĂ©rim dans nos secteurs, pour prĂ©tendument pallier aux manques d’effectifs, prĂ©carise encore plus nos professions, et mettent Ă  mal les suivis des personnes que nous accompagnons. Ces politiques continuerons Ă  stigmatiser les publics pour lesquels nous avons choisi ces professions.

Doutant fortement que nos directions soient mieux entendues que nous par les pouvoirs publics, nous rappelons que le seul moyen d’amĂ©liorer nos conditions de travail, et de pouvoir rĂ©ellement rĂ©inventer un secteur social et mĂ©dico-social au service des personnes est la grĂšve de l’ensemble du secteur, quels que soient nos statuts, afin de gagner face Ă  l’État et nos directions qui, mĂȘme si elles sont associatives, cherchent toujours Ă  travailler Ă  moindre coup pour rĂ©pondre aux appels d’offre.






Source: Cnt-f.org