Octobre 17, 2018
Par Contretemps
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« La grandeur de l’art véritable » disait Proust, « c'[est] de retrouver, de ressaisir, de nous faire connaître cette réalité loin de laquelle nous vivons, de laquelle nous nous écartons de plus en plus ». La littérature peut éclaircir la réalité et même nous donner l’impression de la devancer. Dans Le Ventre de l’Atlantique, roman autobiographique, publié en 2003, Fatou Diome peint le déchirement de Salie, immigrée en France, face aux espoirs de son jeune frère Madické, qui espère, comme tous les garçons de l’île de Niodor, au Sénégal, devenir footballeur à succès et enfin traverser l’Atlantique, cette prison qui entoure l’île.




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