De Noailles à la Plaine, en passant par la Belle-de-Mai et Belsunce, c’est toujours le même plan que la mairie de Marseille et la Soléam imposent : laisser pourrir les quartiers des pauvres pour pouvoir, ensuite, mieux les “valoriser”, les “rentabiliser”, les gentrifier…

Depuis deux jours, l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne a suscité nombre de réactions. Au deuil et à l’attente de l’avancée des recherches des personnes disparues sous les décombres, s’est ajoutée, chez beaucoup d’habitant.e.s de Noailles, et du centre-ville, la colère. Si Gaudin et les responsables tiennent la pluie pour responsable de l’écroulement, beaucoup font le lien entre le drame de Noailles et la politique de la ville, menée par la Soléam, qui consiste à injecter des dizaines de millions d’euros dans des projets tape-à-l’oeil – la nouvelle tour “la Marseillaise”, le centre commercial et la rénovation du Vélodrome, le projet de “montée en gamme” de la Plaine etc.

Par Information Anti Autoritaire Toulouse et Alentours (IAATA),

Source: http://iaata.info/Insalubrite-gentrification-meme-combat-Marseille-Infos-Autonomes-2852.html