Novembre 20, 2021
Par Rebellyon
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3 ans déjà ! 3 ans que la police tuait Zineb Redouane, 80 ans, à la fenêtre de chez elle, d’un tir de grenade lacrymogène en pleine tête, au cœur du quartier populaire et immigré de Noailles, au centre-ville de Marseille le 1er décembre 2018.

3 ans que, dès le 5 novembre, les rues de Marseille s’emplissaient de recueillement, de colère, de Marseillais venus des quartiers et du centre-ville, de gilets jaunes de Marseille et de toute la région.

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Marche de la colère pour les 8 de Noailles – 14 novembre 2018

Les uns contre une mairie assassine et une situation qui avait trop duré après l’effondrement de deux immeubles de la rue d’Aubagne, déjà à Noailles, avec huit habitants ensevelis sous les décombres. Les autres contre la vie chère et très vite contre un même système et sa police qui mutile à la pelle celles et ceux qui s’opposent.

3 ans que la mairie, retranchée dans le silence et barricadée dans ses locaux, envoyait l’Etat gérer la catastrophe à sa place  : lançant une immense opération d’expulsions de plus de 4 000 habitants et envoyant ses hordes de bacqueux, de CRS, de brigades anti-terroristes gérer le désordre en centre-ville, mutiler et harceler ses habitants, comme la jeune Maria, une vingtaine d’agrafes sur le crâne et des séquelles ineffaçables pour avoir traversé la rue un soir de décembre.

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La police et la répression pour seul horizon politique dans nos quartiers.

Jusqu’à ce 1er décembre où, au milieu des barricades et des sapins en feu du Vieux-Port, la police tuait une dame de 80 ans à sa fenêtre, à la croisée des chemins, de ce continuum de violence (post)coloniale dans les quartiers, de mépris pour les défunts, les blessé.es, et la radicalisation des répressions et mutilations en manifestation.

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Sapins en feu sur le Vieux-Port, 1er décembre 2018

3 ans déjà ! A l’heure où Macron voudrait faire de Marseille un phare médiatique dans la reconquête des quartiers, où les médias font la promotion permanente de l’impunité policière en relayant des navets fascisants comme le film Bac Nord et l’unique parole des syndicats policiers, les assassins de la mairie, les marchands de sommeil, les responsables policiers et de l’Etat, eux, courent toujours.[…]




Source: Rebellyon.info