Septembre 28, 2022
Par Collectif Emma Goldman
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Dimanche dernier, des membres et ami.e.s du Collectif Emma Goldman ont tenu, au centre-ville de Chicoutimi, une nouvelle édition de la Marmite autogérée. Les participants et participantes n’ont pas manqué de souligner leur joie et leur enthousiasme aux membres du collectif devant le retour de la Marmite. À peine une heure après le début de l’activité, l’ensemble du contenu de la grosse marmite de spag avait été distribué, le réchaud de café  était vide et les douzaines d’oeufs mises sur la table avaient été données. Comme lors des précédentes éditions, cette activité permet  de mettre de l’avant les principes de  coopération et d’entraide, de laisser de côté la médiation  et l’argent, d’avoir des discussions intéressantes sur les différentes réalités vécues  au centre-ville. Mais surtout, de prendre du bon temps, du temps qui ne profite pas au capital mais répond à nos désirs.

Pour l’occasion, le thème était: ” Votre épicerie augmente? Leurs profits aussi “. Nous avons pu entendre de nombreux témoignages. Il y a eu cette dame, habitant dans un quartier en périphérie, qui a été obligé de vendre sa vieille auto en raison de l’augmentation du prix de l’essence et qui trouve que le transport en commun à Saguenay est dysfonctionel, tout comme  l’éclairage pour les piéton.e.s qui est pour le moins insuffisant quand la nuit tombe sur le centre-ville. De nombreux.euses participant.e.s ont également constaté l’augmentation du prix du panier d’épicerie, mais aussi des nombreux frais ou surcharges refilés aux consommateurs et consommatrices en raison de l’augmentation du prix du  carburant. D’autres personnes ont nommé l’augmentation du prix d’envoi d’un colis au bureau de poste et du déneigement des entrées des particuliers comme des problèmes qui viennent s’ajouter à la longue liste des difficultés pour arriver à joindre les deux bouts.

Nous avons également discuté avec quelques étudiants internationaux récemment installés au Saguenay qui ont bien l’impression de se faire passer un sapin lorsqu’il est temps de payer le loyer à leur propriétaire. Une somme qui s’avère bien trop chère payée pour la qualité du logement. Devant cette situation,  iels sont nombreux et nombreuses à se demander vers où et vers qui se tourner dans la présente situation : le groupe de logement, l’université, l’association étudiante, la municipalité? Les ressources et les informations sont pour le moins méconnues pour ces étudiant.e.s.

La guerre en Ukraine et la pandémie ont le dos bien large pour justifier les hausses dramatiques des prix des derniers mois. On parle beaucoup moins des profits records qu’engrangent les chaînes d’épicerie et les pétrolières. Depuis  quelques semaines, le prix du litre d’essence recule mais il  n’y a toujours  pas de différence dans le portefeuille des  gens. Mais fort à parier que les bourgeois à la tête des grandes chaines d’épicerie s’offriront une belle prime de performance à la fin de l’année tout en pleurant des larmes de crocodile sur la situation géopolitique mondiale en disant qu’ils n’ont pas le choix de refiler la facture aux consommateurs et consommatrices.




Source: Ucl-saguenay.blogspot.com