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Marine et Donald ne masquent pas

leurs pulsions anti-démocratiques et autoritaires

 

Alors qu’aucune preuve de fraude notable n’a été mise en évidence aux Etats-Unis depuis l’annonce de la victoire de Joe Biden à la présidentielle, le FN/RN met en cause la validité du scrutin, en accusant les médias de complicité, sans autre argument que les tweets de leur champion américain.

Marine Le Pen, qui s’était pourtant empressée de congratuler Donald Trump pour son résultat en 2016, a dit ne pas reconnaître, « absolument pas », la victoire du concurrent démocrate.

Elle estime que « lorsqu’il existe des recours, il faut que la justice puisse trancher avant de décider de ce qui sort des urnes ».

De par cette déclaration, Marine Le Pen singe parfaitement Trump et prouve son mépris de la démocratie électorale. Même si en France comme aux Etats-Unis, il peut y avoir débat concernant l’égalité des chances et l’accès aux médias de tous les candidats, dénigrer à ce point les résultats d’un vote incontestable doit nous alerter sur le respect, par l’extrême droite, des principes démocratiques.

Et c’est aussi un mauvais présage pour le déroulement des prochains scrutins en France : Le FN/RN et les groupuscules d’extrême droite s’apprêtent-ils, en 2022, à agir de la même façon que les suprémacistes blancs qui soutiennent Trump ?…

 

Cette déclaration ridicule confirme que l’orientation autoritaire du FN/RN est de même nature que celles de deux autres « grands démocrates » bien connus, Poutine et Bolsonaro, eux non plus ne reconnaissant pas la défaite de Trump.

Mais ce n’est pas nouveau : En janvier 2017, Marine Le Pen souhaitait rencontrer Trump. Accompagnée de Louis Alliot, elle s’était installée à la terrasse du bar de la Trump Tower, en espérant que son champion nationaliste descende la rencontrer. Mais il n’est jamais descendu…

Le couple frontiste ayant lamentablement échoué dans sa tentative médiatique, il s’était replié sur George « Guido » Lombardi, considéré alors comme la tête chercheuse d’alliances avec l’extrême droite aux Etats-Unis. Cet homme, ancien représentant outre-Atlantique de la Ligue du Nord, parti xénophobe italien est un proche du Tea Party, « cloaque » d’extrême droite où se fréquentent des suprémacistes blancs, des évangélistes pro-life et anti droit des femmes, des homophobes, des  masculinistes, etc…

Par ses alliances et ses fréquentations au niveau international, Marine le Pen et son parti, le FN/RN, révèle ainsi leur vraie nature facistoïde !

Cela s’est vu confirmé par la présence de Steeve Banon, invité vedette au congrès du FN/RN à Lille en mars 2018. Ce dernier a alors déclaré à la tribune qui lui fut offerte: « Les médias de l’establishment sont les chiens du système. Tous les jours nous devenons plus forts, et eux plus faibles. Laissez-les vous traiter de racistes, de xénophobes ou je ne sais quoi, portez-le même comme une médaille ! »

Pour mémoire, Banon se déclare influencé par la doctrine du « nationalisme intégral » de Charles Maurras et il cite régulièrement Le Camp des Saints, un roman apocalyptique de Jean Raspail racontant l’invasion de la France par une multitude de migrants.

Par ailleurs, ses accointances avec la secte antisémite et conspirationniste Qanon, dont la plupart de thèses ont été défendues dans la vidéo Hold-Up, sont fortement soupçonnées.

Pas confinés mais bien cons finis !

Tisser des liens dans le temps, c’est une des raisons qui a amené une délégation du Rassemblement national à se rendre une nouvelle fois aux Etats-Unis pour suivre la fin de la campagne pour la présidentielle américaine. Ainsi, en plein confinement, l’eurodéputé Jérôme Rivière, chargé des relations transatlantiques au parti, sa collègue Catherine Griset et le sénateur Stéphane Ravier ont donc tranquillement traversé l’Atlantique (Alors que les frontaliers ont interdiction d’aller acheter leurs cigarettes en Espagne et en Italie !).

Mais quelle case de l’attestation avaient donc été cochée par ces pieds nickelés ?

Déplacement professionnel ?

Visite à une personne vulnérable ?

Dommage que la connerie, elle, ne soit pas confinée.

Mais malgré la déclaration stupide de Jérôme Rivière : « Donald Trump est très clairement un bon président. On partage la même vision », comme en 2017, le candidat républicain n’a pas souhaité les rencontrer.

À défaut du président sortant (et futur sorti) en personne, ce n’est qu’avec quelques sbires de sa garde rapprochée que le parti d’extrême droite a pu discuter et prendre des conseils pour l’avenir.

Jérôme Rivière, qui se rêve déjà directeur de campagne en 2022, a déclaré à son retour des Etats-Unis que la candidate du FN/RN doit trouver un slogan du style de « Make America Great Again », ajoutant « Trump, lui, fait rêver. Les gens ont compris ce slogan », a-t-il ajouté.

Quel visionnaire ce Rivière ! Son patronyme serait-il prémonitoire ? A force de s’être trempé tout entier dans le Trumpisme, il a perdu pied et fini par s’y noyer !

Visa ne peut qu’espérer qu’il en soit de même en 2022 pour le FN/RN et que la défaite soit leur horizon.

En conclusion, si le FN/RN prend Trump comme modèle, c’est qu’il est sur la même ligne politique: Racisme, sexisme, nationalisme, suprémacisme blanc sont donc bel et bien les mamelles du fascisme, en France comme ailleurs.

Plus que jamais, pas une voix pour le FN/RN !




Source: Visa-isa.org