Septembre 29, 2020
Par Les Enrages
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Avertissement. Les images d’illustration de cet article et leur sélection ont été édulcorées au regard de la masse qui a pu circuler sur les réseaux commerciaux dits “sociaux” à l’occasion de cette contre-révolution catholique. Il existe en effet des dizaines d’illustrations bien plus explicites que nous ne diffuserons pas ici dans la mesure où elles n’apportent rien au récit mais qui sont facilement trouvables sur les pages et comptes Gilets Jaunes.

C’est sous des habits vaguement républicanistes que le putsch sous-culturel des Gilets Jaunes s’est grimé, comme pour mieux pouvoir les souiller à jamais. Une extrême droite qui en France, a toujours voulu abattre la République qu’elle surnomme dédaigneusement “la Gueuse“.

Depuis des années, les pages complotistes (et donc d’extrême droite) ont multiplié les références à la Révolution française [1] et notamment à Marianne.

Pire encore, les propagandistes d’extrême droite, sachant très bien à quels publics ils ont affaire, ont multiplié les figurations de Marianne dans des postures soit humiliantes, soit violentées, soit sexualisées.

Pourquoi?

Parce que pour eux, il y avait nécessité de salir en profondeur l’héritage républicain tout en banalisant de façon iconographique la violence faite aux femmes, presque l’institutionnaliser et il fallait également se servir de la frustration sexuelle importante des publics acculturés et isolés qui tombent à l’extrême droite comme moteur de diffusion de leur propagandes sur les réseaux marchands dits “sociaux”.

Ainsi, la figuration de Marianne a servi de prétexte à un déluge de violence physique et d’érotisation sans fin de Marianne.

On est là typiquement dans le cadre de manipulations mentales des masses puisque la fachosphère, ayant entrepris massivement ces réseaux depuis plus de quinze ans, disposent désormais d’une puissance propagandiste jamais vue dans l’Histoire de l’humanité.

Il est également notable que certains dessinateurs, tous des hommes, se soient mis à sexualiser la représentation de Marianne comme nous pourrons le constater dans les quelques exemples qui vont illustrer cet article. Le Gilet signant non seulement une attaque de grande ampleur de la Réaction contre le Salariat mais aussi contre les Femmes.

La photo d’illustration de cet article date de 2015 mais celle-ci a été sur-utilisée pendant ces événements ou des équivalents dont nous vous épargnerons l’évocation tant ils transpirent la misogynie.

Ce n’est pas la première fois, historiquement, que l’extrême droite reprend à son compte les symboles de la République au but de semer le poison de la Confusion.

On le voit ici avec cette propagande contre les francs-maçons (On doit par exemple le “Liberté, Egalité, Fraternité” aux francs-maçons). La pieuvre fait également partie des stéréotypes historiques récurrents utilisés par l’extrême droite française au but de figurer une société qui serait soit disant pilotée par les Juifs.

La pieuvre, un grand classique des stéréotypes antisémites diffusés par l’extrême droite française, comme on peut le constater ci-dessous.

Nous avions déjà, dès le début des années 2010, un gros travail de l’extrême droite au but de récupérer les symboles républicains, ici une nouvelle fois Marianne affublée d’un masque Anonymous, un marqueur fort permettant de reconnaître des milieux réactionnaires et/ou fascistes.

Là encore, la figuration d’une Marianne à qui l’on enlèverait un sparadrap de dessus la bouche, gestuelle effectué, notez-le bien, non pas de façon horizontale mais oblique,  comme si Marianne était muette et que l’extrême droite en Jaune était capable de lui redonner la voix…

Mais quand on regarde de loin ce dessin, on peut également y voir un bâtonnet de glace ou tout du moins, un objet contendant ou même un sexe masculin porté à sa bouche. Là encore, on a une utilisation des propagandistes d’extrême droite de la frustration sexuelle des publics arriérés, acculturés et isolés captés par l’extrême droite. Encore une fois, il existe des illustrations qui ont beaucoup tourné et qui sont autrement plus explicites dont nous vous épargnerons la vision.

Ci-dessous, une illustration réactionnaire, une fois encore de Marianne appelée au défense du piétinement de la Laïcité, cela se passait un an avant le déclanchement du Gilet par la Réaction française.

Ci-dessous, une énième propagande d’extrême droite datant de décembre 2018 érotisant Marianne en usant d’un argument fallacieux de priorisation prétendue de l’usage phallique de la répression.


Mai 2020 cette fois, Marianne est récupérée ici et enfermée au but de diffuser une propagande visant à déprécier le nécessaire confinement qui a permis de sauver des milliers de vies chez les plus âgés et les plus fragiles.

Le mot “Colère” popularisé par le Gilet provient directement de la manifestation d’extrême droite “Jour de Colère” qui avait pollué la capitale française de quelques dizaines de milliers d’individus le 26 janvier 2014. La récupération de Marianne en larmes permit également d’aller chercher les publics dépressifs sur les réseaux commerciaux et s’en servir également, comme moteur de diffusion.

Le slogan “Qui sème la misère récolte la colère” provenant bien évidemment, lui aussi de l’extrême droite.

La propagande d’extrême droite ira jusqu’à reprendre




Source: Lesenrages-antifa.fr