Juin 17, 2016
Par Paris Luttes
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Ce carrefour Duroc a été le lieu d’une immobilisation prolongée de la manifestation géante. On ne pouvait plus avancer. Un double et bientôt triple cordon de policiers empêchait toute progression en avant, les rues latérales étaient bouclées. Puis, débouchant de la droite, on a vu s’avancer un énorme véhicule blanc, dont les deux têtes mobiles et articulées se sont mises à cracher de puissants jets d’eau sur tous ceux qui essayaient de forcer le barrage. A voir la lenteur avec laquelle il se mouvait, il devait déjà être là depuis longtemps, à ce carrefour ! Le dispositif attendait les manifestants, probablement pour scinder le cortège. C’était une stratégie, non une riposte à une quelconque attaque. Rajoutez à cela une pluie de lacrymo dans tous les sens et les bruits assourdissants des tirs de grenades explosives. Les mouvements de foule étaient contradictoires, selon les charges de la police. A droite ? A gauche ? Au milieu ? Cela a duré de longues minutes. Plus d’une heure. Avec une tension grandissante. Des charges. Des ripostes. On a vu les flics arriver et affoler tout le monde. On les a vus en déroute, rebroussant chemin vers l’hôpital Necker. Oui, il y eut des bruits de vitrines brisées aux alentours : banques, assurances, pubs des abris-bus. L’attaque de l’hôpital fut un acte isolé, et très vite arrêté par un homme qui s’adressa à celui qui cognait sur les vitres de la façade en lui disant : “non, ici, c’est un hopital de gosses”, comme l’atteste un article du Huffington Post.

Le père d’un enfant hospitalisé apporte un témoignage éclairant sur la récupération médiatique de cet incident, dénonçant les amalgames abjects de Cazeneuve : meurtre des policiers -> enfant orphelin-> hôpital attaqué

Lire sur Lundi matin : Sur l’instrumentalisation des vitres de l’hôpital Necker, témoignage d’un parent

La question qu’il faut poser est la suivante : pourquoi les forces de l’ordre ont-elles bloqué la manif si longtemps et si violemment à ce carrefour, devant l’énorme façade vitrée de l’hôpital ?




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