Mardi 17 décembre – Vannes : mobilisation retraites (actions, grève et manifestations) : 9h30-10h 4 points de ralliement pour partir chacun en cortège vers l’Hôtel de Ville : CHBA-SNCF (hôpital-gare), lycée Lesage, Laroiseau et Rond-point des 3 rois.

RDV à l’Hôtel de ville à 10h30 où convergeront les 4 cortèges.

Puis départ ensemble en manifestation vers le palais des Arts et la Préfecture.  Venez avec vos instruments, la percussion, tambours, sifflets ! On va faire du bruit !

Lorient – 10h Cours de Chazelles,

Pontivy – 10h La plaine,

Belle-île : 11h le Palais, port.

Pas de pension ni de quartier pour le capitalisme !

« Le système des points, ça permet une chose, aucun homme politique ne l’avoue. ça permet de baisser chaque année la valeur des points, et donc le niveau des pensions« , François Fillon en 2016 devant une assemblée patronale…

On l’a toutes et tous compris : la baisse des pensions et l’augmentation de l’âge du départ à la retraite est une opération qui vise à transférer une partie de la masse financière (richesses produites par le Travail) vers des compagnies d’assurances privées. Comment ? Ceux et celles qui auront les moyens compléteront leur petite pension en ayant souscrit des placements (pourtant jamais sûrs), qui signent la fin de la solidarité intergénérationnelle du système actuel (aussi imparfait soit-il, mais toutefois moins inégalitaire que celui qui nous est promis).

Cette « réforme » portée par l’État au profit des compagnies d’assurances, avec le soutien des grands médias (appartenant à des grands groupes, ou relevant du « public » – comprendre au service du gouvernement) doit être l’occasion de poser la question du système dans lequel nous vivons :
Le système capitaliste, caractérisé par la propriété privée des moyens de production et de distribution, reposant sur l’esprit de compétition (élimination des autres), dont le but est le profit, et soutenu par l’État (législation adaptée, prise en charge publique des pertes, répression des mouvements sociaux…).

La société capitaliste est un échec social, écologique et éthique. L’appareil d’État, censé jouer un rôle de régulateur, de justicier et d’arbitre selon ses adeptes de droite et de gauche, n’est pas l’outil neutre que nous vendent les politiciens et politiciennes de tous poils. Au contraire il organise et soutient ce système de classes dont il dépend largement.

Historiquement, ce sont des sociétés humaines (et toutes n’ont pas fait le même choix *), s’organisant en États, qui ont permis et soutenu l’apparition du capitalisme, pour le propre rayonnement, financement et puissance de leurs classes dirigeantes.

Dépasser le capitalisme et son allié l’État devrait être au cœur de nos préoccupations. Nous ne partons pas de rien.

Écartons d’emblée le communisme d’État qui a été un échec désastreux !

Aujourd’hui, dans de nombreux pays (Asie, Moyen-Orient, Amérique latine, Algérie… et même France), se dressent des masses d’individus contre l’oppression, pour la démocratie directe et la justice sociale.
L’Histoire d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui, est chargée d’expériences et de réflexions à même de penser, créer et expérimenter une société post-capitalise qui refuse toutes les formes de domination, d’exploitation et qui s’en donne les moyens :

une société autogestionnaire, non hiérarchique, non patriarcale, ni xénophobe, basée sur l’entraide et prenant en compte les animaux et la nature dont elle fait partie.

Le courant qui a poussé le plus loin réflexions et pratiques d’émancipation est l’anarchisme.

Nourrissons-nous en. Quittons la société hiérarchique ! Cherchons, créons, imaginons, expérimentons. Tant dans la cité, le village, qu’au sein de l’atelier, du bureau, de l’école ou du champ : vivons l’autogestion généralisée !

* (des groupes humains ont fait un autre choix d’organisation, notamment les cueilleuses-chasseurs)

Groupe René Lochu


Article publié le 16 Déc 2019 sur Anars56.over-blog.org