Le document européen pour la clôture de la 5ème Action Internationale a été élaboré dans le cadre d’un processus de discussions entre les coordinations nationales en Europe. Le texte (disponible en anglais et en espagnol) commence par parler des processus de privatisation, de précarité, de criminalisation et de relance de l’extractivisme qui étaient déjà en cours dans la région depuis la crise financière de 2008.

Ces processus ont permis la croissance de l’extrême droite en Europe et ont accentué la militarisation des vies. La pandémie et les mesures sanitaires punitives et répressives adoptées par les gouvernements ont aggravé les conséquences de tout cela, en particulier pour les femmes. Le chômage, la violence sexiste et la manipulation des informations pour inciter à la haine contre les communautés migrantes et racialisées ont augmenté.

L’offensive du capital patriarcal n’a pas réussi à écraser et à faire taire les voix critiques, écrivent les compañeras. « Même dans une situation de pandémie, il y a eu une résistance des mouvements sociaux, tels que les mouvements de la vie noire et les groupes féministes organisant des grèves, ainsi que des initiatives de solidarité populaire pour soutenir les plus vulnérables pendant la pandémie« . Toutefois, le texte met en garde contre la fragmentation des forces progressistes et la nécessité de construire et de renforcer les alliances afin de créer un programme commun et de répondre à la crise sociale que nous connaissons. « Il est important ici de mettre sur la table les 20 années de travail politique qui ont permis de construire la Marche Mondiale des Femmes ainsi que l’analyse la plus récente élaborée pour notre 5ème Action Internationale, axée sur les migrations et les multinationales« .La crise créée par le néolibéralisme en Europe, la croissance de l’extrême droite et la réaction des mouvements dans les rues. Voir le document régional du MMM Europe.

Le Pays Basque prépare une mobilisation pour dénoncer la transformation opérée par le capitalisme dans les ponts : de lieux de connexion, ils sont devenus des scénarios de séparation, de discrimination, d’exclusion. Contre les frontières et les murs !

La Turquie promeut un atelier sur la numérisation et son impact sur la vie des femmes et un webinaire sur la souveraineté alimentaire et l’agroécologie féministe et sur la résistance à l’appropriation de nos biens communs par les sociétés transnationales.

Pour en savoir plus, voir le site de la Marche mondiale des femmes.


Article publié le 17 Oct 2020 sur Solidaires.org