Octobre 17, 2020
Par La Bogue
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Un bus, avec plus de quarante personnes, partira samedi 17 octobre Ă  7 h 30 rejoindre la marche nationale des sans-papiers.

Il y a quelques semaines le collectif Chabatz d’entrar a dĂ©cidĂ© de participer au cortĂšge qui partira place de la RĂ©publique pour arriver…

Au moment oĂč ces lignes sont Ă©crites en ce qui concerne le lieu d’arrivĂ©e du cortĂšge, c’est le statut quo. Comme le prĂ©cise le dernier communiquĂ©, dont quelques passages ci-dessous, des organisateurs : journĂ©e du 17 octobre : enjeu politique et jeu dangereux.

“InvitĂ©s mardi 20 octobre Ă  une rĂ©union Ă  la prĂ©fecture de police de Paris les signataires de la manifestation dĂ©posĂ©e pour l’arrivĂ©e de la marche ont reçu un accueil brutal : l’annonce de l’interdiction pure et simple de la derniĂšre partie du parcours allant Ă  la place de la Concorde et un refus de nĂ©gocier.

Le lendemain, mercredi 14 octobre, Ă  18H00 la prĂ©fecture a fait volte-face et nous a recontactĂ© pour proposer un parcours en direction
 du ministĂšre de l’intĂ©rieur.

Nous soulignons que, par cette proposition, les autoritĂ©s se mettent en totale contradiction avec tous les arguments utilisĂ©s pour justifier l’interdiction annoncĂ©e la veille, y compris celui mettant en avant l’impossibilitĂ© de manifester vers « un lieu de pouvoir Â».

LittĂ©ralement harcelĂ©s tĂ©lĂ©phoniquement par la prĂ©fecture de police pour une rĂ©ponse immĂ©diate contredisant nos rĂšgles de fonctionnement collectif et dĂ©mocratique, nous avons rĂ©pondu que nous prenions note de cette proposition et que nous considĂ©rions qu’elle signifiait la rĂ©ouverture des nĂ©gociations.

Nous avons cependant rappelĂ© que notre objectif Ă©tait d’aller vers la prĂ©sidence de la RĂ©publique comme nous l’avons annoncĂ© publiquement depuis le mois de juillet et comme nous en avons informĂ© le ministĂšre de l’intĂ©rieur et la prĂ©sidence de la RĂ©publique depuis des semaines. Nous sommes ouvertEs Ă  toute discussion sur un trajet permettant de respecter cet objectif.

Notre objectif n’est pas d’aller au ministĂšre de l’intĂ©rieur parce que la question des sans-papiers et migrantEs n’est pas une question de sĂ©curitĂ© ou de police mais une question politique d’égalitĂ© des droits.

Nous attendons donc qu’une nĂ©gociation se rĂ©ouvre effectivement.

Il reste désormais un jour avant la manifestation de samedi. Un accord est possible.

Nous sommes alertĂ©Es sur le fait que ce jeudi aprĂšs-midi, la prĂ©fecture de police a commencĂ© Ă  multiplier les provocations. Alors que depuis des semaines aucun obstacle n’avait Ă©tĂ© mis aux diffĂ©rentes marches, la marche venue de l’ouest a Ă©tĂ© bloquĂ©e Ă  deux reprises par la police malgrĂ© des dĂ©pĂŽts en bonne et due forme et des parcours signĂ©s. A Montreuil la police a menacĂ© d’intervenir contre un concert de soutien organisĂ©. A St Denis la prĂ©fecture menace d’interdire les parcours prĂ©vus dans la ville par les collectifs de soutien pour accueillir les marcheurs et marcheuses du Nord.

Nous disons qu’il s’agit lĂ  d’un jeu dangereux. Nous demandons donc solennellement Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique et au premier ministre de donner des consignes pour faire cesser ces provocations, pour ouvrir de maniĂšre urgente les nĂ©gociations et garantir que la manifestation du 17 octobre se tienne dans de bonnes conditions et dans le respect des revendications portĂ©es par le mouvement des sans-papiers et les 280 organisations qui les soutiennent.

Nous rappelons par ailleurs que le prĂ©sident de la RĂ©publique, qui a reçu aujourd’hui mĂȘme des reprĂ©sentants des policiers, n’a toujours pas rĂ©pondu Ă  la lettre de la Marche nationale des Sans-Papiers et Ă  la demande de rĂ©ception d’une dĂ©lĂ©gation des marcheurs et marcheuses.

Jeudi 15 octobre,

Coordination nationale de la Marche nationale des Sans-Papiers




Source: Labogue.info