Mars 19, 2022
Par Rebellyon
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À l’occasion de la journée Internationale contre les violences policières, les familles entendent alerter l’opinion sur des dizaines de jeunes tué·es ou blessé·es par l’appareil répressif d’État. Avec le soutien du Collectif Unitaire Anti-Autoritaire, elles appellent à une manifestation ce samedi 19/03, au départ de Jean Macé à 14h.

Le cortège rejoindra les collectifs de soutien aux sans-papiers (rassemblés à la préfecture) avant de terminer place des Terreaux.

Marche annuelle des familles des victimes de crimes sécuritaires contre les impunités

À l’occasion de la journée Internationale contre les violences policières, les familles entendent alerter l’opinion sur des dizaines de jeunes tué.es ou blessé.es, lors de simples contrôles, ou mort.es en détention, ces dernières années.

A part quelques condamnations avec sursis, les auteur·ices impliqué·es, policier·es, agent·es pénitentiaires, bénéficient de non-lieux et de classements sans suite qui s’ajoutent au traumatisme des familles des victimes à jamais meurtries.

Au-delà de l’impunité qui sévit de manière récurrente, aggravée par les récentes dispositions sur la Loi Sécurité Globale, c’est la banalisation du droit de violenter, de tuer ou de blesser qui est en jeu.

L’actualité récurrente dans les quartiers populaires, les dérives sécuritaires, sur fond de discriminations, provoquent un sentiment d’injustice et d’humiliation des couches les plus précaires de la société.

Les actions répressives, menées au nom de l’état d’urgence sanitaire, ont leur bilan : cinq personnes, presque toutes issues des quartiers populaires, décédées suite à des contrôles policiers.

Aujourd’hui nul n’est à l’abri.

L’État et ceux qui le représentent ont fait de tout.e citoyen·ne revendiquant des droits à la justice une “menace” ou un “danger”, une « personne à réprimer ».

Alors même qu’ils devaient les protéger.

Il faut agir et dénoncer cette hystérie sécuritaire pour que les responsables sortent enfin du déni. Il est important de se réapproprier la parole sur nos vies et sur la lutte que nous menons. D’exprimer notre engagement et nos motivations dans le mouvement général pour la justice (Gilets Jaunes, défense des droits sociaux).

Nous souhaitons réfléchir à la façon dont nous pouvons amplifier l’implication des habitant·es des quartiers populaires, et des citoyen·nes en général, qui vivent l’enclavement, la précarité, les violences policières…et le racisme au quotidien.

Ce qui est fait pour nous, et sans nous… est fait contre nous !

Venez nombreux·euses

Samedi 19 mars : Lyon, place Jean Macé, 14 heures




Source: Rebellyon.info