Septembre 28, 2022
Par CRIC Grenoble
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Aujourd’hui la crise que l’on vit révèle que la société ne permet pas de répondre aux besoins du plus grand nombre. Nous vivons dans une société qui produit des richesses colossales, et pourtant les inégalités perdurent et s’accroissent. Les rapports d’exploitation et d’oppression nous déshumanisent. Chaque discrimination est une atteinte à la dignité. En tant que féministes, nous revendiquons le droit de toutes les personnes à une vie digne.

Par “vie digne”, nous entendons l’indépendance économique qui est la condition première pour assurer ses besoins fondamentaux, pour que chacune et chacun puisse choisir comment vivre sa vie.

Par “vie digne”, nous entendons une vie joyeuse, libre de violences. Une vie soutenue par des liens de solidarité, une vie qui nous laisse le temps de prendre soin de nous et des autres, qui nous laisse jouir de notre temps en dehors des rapports d’exploitation et d’oppression.

Actuellement, l’organisation sociale du travail repose sur une division sexiste, raciste et validiste, pour répondre à l’impératif capitaliste de faire toujours plus de profits. La casse des services publics dans un contexte de crise économique fait peser sur nos épaules individuelles notre propre survie : il devient trop cher de se nourrir convenablement, de se vêtir, de se loger, de se soigner. Cette situation pèse massivement sur les femmes et personnes minoriSées de genre : parce que nous subissons les conditions de travail précaires, sommes moins bien payé-e-s, que nos emplois sont dévalorisés, et mal reconnus. Aussi car nous devons assumer un double travail lorsque nous sommes dans un foyer hétérosexuel : après le travail salarié, le travail domestique et reproductif. Nous nous occupons des enfants, du repas, des courses, de tenir les comptes etc. Ce n’est ni plus ni moins de l’exploitation au bénéfice du système capitaliste et patriarcal dans lequel nous vivons : économiser sur nos vies pour faire plus de profits.

En tant que féministes, nous pensons que tout cela n’est pas une fatalité ! Contre le recul de nos droits, pour faire avancer nos revendications, pour une vie digne, il faut compter sur nos propres mobilisations face au gouvernement et au patronat. Lors des journées de mobilisations sur les retraites, les salaires, l’assurance chômage…. nous voulons faire entendre notre voix en tant que femmes et personnes minorisées de genre. Depuis plusieurs années, nous appelons à la grève le 8 mars qui est une journée pour faire converger toutes nos luttes féministes !

Nous vous proposons de venir discuter de nos besoins et de nos moyens d’action lors d’une assemblée générale dans le cadre de la grève du 29 septembre.

AG en mixité choisie sans homme cisgenres

Bourse du travail 14h30




Source: Cric-grenoble.info