Ces luttes ont chacune leurs spécificités. Pourtant, c’est bien partout la même rage contre un modèle néolibéral toujours plus violent qui est en cause et les peuples exigent un changement profond afin de bénéficier du droit de vivre en paix. L’unité et l’ampleur des mouvements traduisent particulièrement la détermination des manifestantEs et la profondeur de la contestation mais également la situation d’impasse des pouvoirs en place. 


Les jeunes, les travailleurEUsEs, les retraitéEs et les plus précaires ne veulent plus se faire broyer par la machine autoritaire et capitaliste de l’Etat. 


Au Chili, c’est une révolte sociale contre plus de 30 ans d’inégalités, de corruption et d’abus permis par tout un système économique et politique. En Colombie, le peuple se réveille et exige du gouvernement des transformations sociales, le respect des Accords de paix, mais aussi des revendications comme les droits des femmes et des minorités ethniques. En Equateur, la révolte sociale est partie d’une hausse du carburant, mais est également bien plus profonde et révèle une misère qui touche les plus précaires comme à Haïti où le peuple se soulève contre les injustices et la corruption. En Bolivie, le coup d’Etat brise le processus de changement que vivait le pays en terme de reconnaissance des droits des peuples indigènes et des droits sociaux. L’opposition d’ultra-droite, soutenue par la police et l’armée qui s’en prennent violemment aux partisanEs du président, a forcé Evo Morales à démissionner. 




Et ailleurs, en Palestine, l’armée israélienne réprime sévèrement les manifestantEs de la grande Marche du retour à Gaza, en tuant des milliers de palestinienNEs. Privé de ses droits fondamentaux, et gouverné par les criminels de la guerre civile, le peuple libanais se soulève également face à cette injustice. Victimes des crimes les plus atroces commis par les forces de l’ordre et les milices, les irakienNEs se soulèvent depuis plusieurs mois afin de regagner leurs droits humains et leur souveraineté. Ce sont ces mêmes répressions que subissent les peuples du Rojava et du Kurdistan.



Malgré les arrestations par milliers, les morts, la torture, les viols, les tirs dans les yeux de celles et ceux qui ont osé les ouvrir, les peuples se sont réveillés et sont encore et toujours dans les rues pour revendiquer justice et vérité.

À Genève aussi les jeunes ont pris la rue contre la crise climatique et sociale et une convergence de 38 collectifs s’est formée lors de la manifestation contre le black-friday.




Ainsi, à l’occasion de la journée internationale des Droits Humains, pour montrer notre solidarité avec les peuples en lutte et contre cette politique néolibérale, nous appelons à manifester le mardi 10 décembre à 18h au Square de Chantepoulet. 




Face aux agressions des gouvernements autoritaires, et au silence et à la complicité du notre, nous exigeons

que le gouvernement suisse prenne position.

Los pueblos unidos jamas serán vencidos. 


Brisons le modèle néolibéral, colonial et patriarcal !

*Abya Yala : Nom choisi par les nations indigènes pour désigner l’Amérique.

Signataires : 


Association de Chiliens Résidents de Genève (ACRG) ; Association de Solidarité Nicaragua- el Salvador ; Association Turpial ; Bloc Solidarité Amérique Unie ; Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS) Genève ; Ceiba vieja ; Centrale sanitaire Suisse Romande ; Citoyennetés libres en Suisse (Colombie) ; Collectif genevois pour la grève féministe ; Comite de soutien à la Revolution libanaise ; Comité mémoire et justice ; Comunidad Bolivia. Plurinacional.ch ; Congreso de los pueblos-Europa ; Diaspora Irakienne en Suisse ; Escouade ; Festival MiSol (Mission Solidaire) ; Foro Internacional de Victimas (Colombie) ; Grève du Climat Genève ; Jeunes POP Genève ; Le Silure ; Minga-Luzern ; Parti du travail (Suisse) ; Porotos U. ; Protierradentro ; Red Mapuche Suiza ; Solidarité et Écologie (Yverdon-les-Bains) ; solidaritéS ; Unité sociale- Genève.


Article publié le 06 Déc 2019 sur Renverse.co