Décembre 7, 2020
Par Dijoncter
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Dans ces interviews enregistrées lors de la manifestation du 5 décembre 2020 à Dijon contre la loi de « sécurité globale », des manifestant·es racontent ce qu’iels ont ressentis quand iels ont découvert ce texte de loi, qu’est-ce qui dans cette loi les préoccupent le plus et enfin qu’est ce qu’iels ont pu imaginer pour stopper cette escalade sécuritaire et autoritaire.

Vous trouverez dans cet article les interviews de quatre personnes présentes lors de la manifestation contre la loi de sécurité globale. Une manifestante venu du Morvan nous fait part de son effroi quant à la dérive fasciste dans lequel l’État français tombe depuis quelques années. Un militant pour la convergence des luttes sociales et écologistes rentre plus en détail sur la loi et sur le contexte dans lequel elle a été écrite. Un métallurgiste syndiqué à la CGT s’inquiète de l’aspect dissuasif de cette loi pour les mobilisations futures concernant la défense des droits des travailleur.ses. Un.e travailleur.se sociale se préoccupe de l’impact que la loi aurait dans son métier, notamment concernant les réfugié.es en France.


Interview d’une manifestante venue du Morvan

5 décembre 2020.

Manifestation contre la loi Sécurité Globale.

“C’est à la fois effrayant et pas surprenant quand on voit la dérive dans laquelle on est depuis quelques années déjà. On a l’impression que ça vient parachever une idéologie fasciste qui s’instaure petit à petit, l’air de rien, et de tout répressif et voilà. Clairement on nous sort les grands mots de république, de démocratie et de laïcité et voilà, on fait des lois sur le séparatisme et sur la sécurité globale. Je pense que c’est là maintenant qu’il faut qu’on se redresse en fait, parce qu’on touche au dernier rempart.”

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Interview d’un métallurgiste syndiqué à la CGT

5 décembre 2020.

Manifestation contre la loi Sécurité Globale.

“Moi en tant que salarié je me sens concerné en fait. Mon droit de grève est touché en plein coeur, mes droits de travailleurs sont touchés en plein coeur. Enfin je veux dire que c’est dangereux aussi nous pour notre situation de travailleur. Nous nos revendications et nos rapports de force ils s’installent dans la rue. Il y a un côté dissuasif à cette lois. On a déjà du mal à mobiliser dans les entreprises.., enfin voilà, on est inquiet pour l’avenir. “

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Interview d’un.e travailleur.se social

5 décembre 2020.

Manifestation contre la loi Sécurité Globale.

“C’est quelque chose [la surveillance] qui me préoccupe déjà dans ma vie privée, et aussi dans ma vie professionnelle. Je vais être travailleur social et en fait je me dis : ça va devenir quoi ? je sais pas tu travailles avec le public des migrants, comment ils vont faire pour se sentir en sécurité, encore plus, en France ? […] En plus j’ai vu ce qui s’était passé à Paris là, quand ils ont jarté toutes les tentes tout ça [1]. Et puis après quand t’entends les réponses de Macron ça fait rire quand même parce que ses excuses sont vraiment pourries.”

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Interview d’un militant écologiste et social

5 décembre 2020.

Manifestation contre la loi Sécurité Globale.

“L’une des choses qui me gène le plus dans le plus dans le procédé à l’oeuvre c’est qu’en fait le point de départ de ce projet de loi ça été le meurtre affreux de Samuel Paty, et qu’on assiste comme depuis Sarkozy a une espèce de médiatisation du procédé législatif. C’est à dire qu’à chaque fois qu’il y a un fait divers qui se passe, alors certes c’est dramatique, mais est-ce que pour autant il faut faire une nouvelle loi sécuritaire à chaque fois ?”

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Crédits photos : VOLTé




Source: Dijoncter.info